Société

Démographie : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Tourangelles et les Tourangeaux (sans jamais oser le demander) !

C’est un site internet ouvert à tous, mais peu pensent à aller s’y promener. Sur Economie-Touraine.com, on trouve pourtant des statistiques intéressantes sur la population tourangelle, son évolution et son avenir. Comme d’habitude, nous avons fait une petite sélection très subjective et nous vous proposons une petite balade d’automne dans le monde merveilleux des chiffres.

Commençons par le commencement : la population globale du département d’Indre-et-Loire qui oscille entre 596.937 habitants en «population municipale» et 612.305 habitants en «population légale». Un chiffre qui a évolué de 2,4 % entre 2007 et 2012, soit un petit peu moins que dans la France entière (2,6 %).

Une hausse en… baisse pourrait-on dire, car par exemple, entre 1962 et 1968 la population du 37 a, en quatre ans seulement, fait un bond exceptionnel de 10,89 % (contre 7 % dans la France entière), puis de 9,13 % en 7 ans entre 1968 et 1975 (contre 5,78 dans la France entière) !

Urbain vs rural

75,5 % des Tourangeaux vivent «en ville», selon la définition forcément très précise de l’Insee de population urbaine, (vieux débat au passage : un Tourangeau est-il un habitant de Tours ou de Touraine, ou les deux ? – à Poitiers et dans le Poitou par exemple, ils n’ont pas ce problème, car ils ont deux mots : les Pictaves et les Poitevins, mais là on s’égare carrément). Une hausse de 1,6 % en 5 ans, ce qui ne surprendra personne vu le nombre de maisons à vendre dans la campagne tourangelle.

Tours plus, toujours plus

Même si la progression est légère (+0,82 % en 5 ans), l’agglomération de Tours Plus et ses 22 communes rassemblent tout de même 289.421 habitants, soit quasiment la moitié de la population d’Indre-et-Loire (48,5 % pour être précis).

Touraine, terre de seniors ?

Bah oui désolé, même si les Tourangeaux font plein d’enfants (6.718 naissances en 2014, contre 5227 décès, soit un solde naturel de 1.491, chiffre à peu près constant depuis 2011), les 60 ans et plus représentent 25,3 % de la population alors que ce chiffre n’est qu’à 23,8 % sur le plan national.

Ce ne sont pas les projections à 2040 qui vont contredire ce constat : le nombre des moins de 20 ans devrait chuter de 1,7 % et celui des 65 ans et plus augmenter de 1,5 %. Sinon, entre 1990 et 2013, le taux de natalité a quant à lui baissé de 1,3 point (11 naissances pour 1000 habitants contre 12,5)… C’est bien joli de grignoter du chèvre en buvant du Vouvray sur les bords de Loire, les cocos, mais il va peut-être falloir penser à aller faire un petit tour avec mémère/pépère dans les fourrés de l’Ile Simon pour éviter un vieillissement de notre population.

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L’Indre-et-Loire, reine de la région Centre – Val de Loire #chauvinismeassumé

Alors qu’elle ne représentait que 17,4 % de la population totale des 6 départements de la région en 1891, la Touraine en représente aujourd’hui 23,3 %. Progression sensible aussi sur le plan national, où mine de rien, on est passé sur la même période de 0,84 % de Tourangeaux à 0,94 %. «Notre peuple vaincra !»

Le Chinonais en légère baisse, le Lochois en hausse

Alors que la zone d’emploi de Tours gagne 13.418 habitants entre 2007 et 2012, celle de Chinon enregistre une baisse de… 83 habitants pendant que sa «concurrente» orientale lochoise gagne 650 habitants.  En revanche, côté solde naturel entre naissances et décès, on meurt beaucoup plus à Loches (solde négatif de 207 en 2014) qu’à Chinon (solde négatif de 14).

La Tourangelle a le vent en poupe !

Nette domination féminine par chez nous, avec 309.763 spécimens en 2012, contre 287.171 mâles (oui, hein, quand on parle de démographie, on peut quand même se permettre ce genre de vocabulaire), ce qui vous laisse imaginer le nombre de femmes célibataires dans la population hétérosexuelle. Les hommes célibataires et ne souhaitant pas forcément le rester ont a priori de beaux jours devant eux, l’offre étant assez nettement inférieure à la demande. A noter que les Tourangelles de 60 ans et plus sont proportionnellement bien plus nombreuses que les Françaises du même âge. De là à parler d’une possible «cougarisation» de la Touraine, il n’y a qu’un pas, que nous ne franchirons pas bien entendu.

Le Tourangeau plus coriace que le Français #chauvinismeassumé

La France et la région Centre Val de Loire affichaient en 2013 pour les hommes une espérance de vie de 78,8 et 78,7 ans alors que la Touraine culminait à 79,7 ans. Quand on pense au nombre de rillons et de verres de Chinon qu’on peut s’enfiler en un an, ça donne quand même envie de croire vraiment à cette fameuse «douceur tourangelle» (que les stats n’étudient malheureusement pas).

Les Tourangelles sont aussi au-dessus de la moyenne nationale avec 85,5 ans contre 85.

Nombre moyen d’enfant par femme : encore un petit effort !

De 1,7 enfant par femme en 1990, on est passé à 1,84 en 2013. Ce qui reste en-dessous de la moyenne de la région Centre (2,02) et de la France entière (1,99). Pour remédier à ça, voir le chapitre ci-dessus au sujet des fourrés de l’Ile Simon.

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Un degré en plus

> Les chiffres complets de l’Observatoire de l’Economie et des Territoires de Touraine

crédits photos : Laurent Geneix pour 37 degrés

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