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CHU de Tours : une restructuration à 650 millions d’euros

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Depuis plusieurs semaines, le projet de restructuration du CHU de Tours sur les deux sites de Bretonneau et Trousseau fait parler de lui. Une chance pour la direction et les élus de renforcer le poids de l’hôpital tourangeau, une casse sociale pour les syndicats et une partie du personnel qui pointent une perte de plus de 300 lits mais aussi une suppression de 350 à 400 postes au final.

Le dernier coup politique de Marisol Touraine avant la fin du quinquennat

Ce dossier a connu son épilogue ces derniers avec sa validation par le gouvernement. Pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine qui a appuyé fortement ce projet, c’est évidemment une satisfaction, elle qui avait du dossier tourangeau un enjeu personnel. L’occasion de mettre en avant son action au gouvernement en faveur d’un territoire qu’elle connaît bien en tant que députée sortante (remplacée par son suppléant Jean-Marie Beffare le temps de sa présence au gouvernement) de la circonscription de Chambray-lès-Tours. Un poste qu’elle briguera de nouveau dans un mois aux Législatives.

320 millions d’investissements sur les sites Bretonneau et Trousseau

Dans le détail, le projet prévoit donc la concentration des activités du CHU de Tours sur ses deux principaux sites : Bretonneau et Trousseau. Le premier récemment rénové accueillera notamment le service pédiatrie actuellement présent au sein de l’hôpital Clocheville, dont les infrastructures sont jugées vieillissantes mais aussi les services de gynécologie-obstétrique, de cancérologie et de médecine spécialisée.

Le gros morceau de ce dossier est à trouver sur le site Trousseau. L’objectif annoncé, la destruction de la tour actuelle et la construction d’un nouvel hôpital de 70 000 m². « Trousseau assurera la grande majorité des activités chirurgicales adultes, et toutes les prises en charge liées à l’urgence et aux soins critiques. L’hospitalisation de psychiatrie se structurera autour d’un nouveau bâtiment sur le site de Trousseau, qui lui permettra de se regrouper en un ensemble unique à la mesure des prises en charge qui demeurent complétées par les structures ambulatoires de ville » explique ainsi la direction du CHU cette semaine.

Au total ce sont 320 millions d’euros qui vont être investis sur 10 ans, l’Etat finançant de son côté le projet à hauteur de 75 millions d’euros. Une somme à laquelle s’ajoutent les 330 millions d’euros nécessaires à l’investissement de nouveaux équipements médicaux et informatiques.

Pour les élus locaux, Philippe Briand (Président de Tours Métropole), Jean-Gérard Paumier (Président du Conseil Départemental) et Serge Babary (maire de Tours et président du Conseil d’Administration du CHU), la nouvelle est accueillie avec joie. Ces derniers, s’exprimant dans un communiqué commun y voient « la première traduction concrète de l’acquisition du statut de métropole ». Et les trois élus de voir dans ce projet d’envergure un levier générateur « de nombreux emplois locaux ». Un projet que les collectivités locales vont accompagner déclarent-ils, citant notamment la seconde ligne de tramway « qui reliera les deux sites et en son cœur le pôle hospitalier de Trousseau ». Du côté de la région, on n’est pas en reste non plus sur ce projet et le président régional François Bonneau de saluer la décision du gouvernement qui permettra de dessiner « les contours d’un pôle hospitalier et universitaire à la tête du réseau des hôpitaux de la région ». Quant à la direction, pour elle ce projet doit permettre d’ancrer le CHU de Tours dans l’avenir. Cette dernière expliquant que la nouvelle métropole « se doit d’avoir un hôpital public à la hauteur de ses ambitions, en renforçant son attractivité et en facilitant le parcours de soin de ses habitants ».

Les syndicats vent debout pour réclamer le retrait du projet

L’accueil est évidemment plus mitigé pour ne pas dire plus du côté des syndicats et du personnel qui s’était mobilisé ces dernières semaines contre ce projet. S’appuyant sur les suppressions de lits prévus (300) et les suppressions de postes l’accompagnant (entre 350 et 400), ces derniers évoquent « une destruction de l’hôpital public » et la recherche de rentabilité au détriment de l’accueil des patients. Une pétition a d’ailleurs été lancée pour demander l’arrêt des restructuration de l’hôpital.

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