Au CESR, la Renaissance est entrée dans l’ère du numérique

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C’est une des institutions universitaires les plus anciennes de Tours. Né il y a 60 ans, avant l’Université François-Rabelais dont il est devenu une faculté dès 1970, le CESR (pour Centre d’Etudes Supérieures sur la Renaissance), bien que méconnu du grand public, en est aujourd’hui une composante importante par sa vitalité. En témoignent les 1700 articles et productions parus ces cinq dernières années à travers le monde ou encore le virage numérique que cette structure interdisciplinaire a pris depuis quelques années.

Fin juin, c’est à l’occasion du colloque international d’études humanistes organisé annuellement depuis 1957 que le CESR a fêté son 60e anniversaire. L’occasion de mettre en avant et de montrer au public les travaux menés par les chercheurs du Centre à travers une exposition transmédia. En effet, loin de l’image d’Epinal de chercheurs enfermés dans des pièces sombres aux vieux livres, le CESR propose, entre autres dans le cadre du programme Intelligence et Patrimoine qu’il porte (réunissant une quarantaine de laboratoires de la Région Centre-Val de Loire), des recherches parmi les plus à la pointe technologique : reconstitutions 3D, web-documentaires, réalité augmentée, applications interactives… autant d’outils faits pour mieux comprendre cette époque nous explique-t-on.

« un pôle des humanités numériques ».

Un tournant pris depuis quelques années sous la direction de Philippe Vendrix, devenu depuis président de l’Université François-Rabelais et renforcé par son successeur Benoist Pierre. Pour ce dernier, « on ne cesse de se consolider en s’ouvrant aux autres ». Une citation qui sied parfaitement au CESR depuis ses origines. Ici se mêlent en effet toutes les disciplines des Sciences de l’homme qui se croisent au service de la Recherche sur la Renaissance : Histoire, Littérature, Histoire de l’Art, Musicologie, Philosophie, mais aussi des partenariats avec les Sciences sociales, les Sciences des matériaux, les sciences du vivant,… Autant de disciplines que les sciences numériques sont venues enrichir explique Benoist Pierre pour qui le CESR est « devenu un pôle essentiel des humanités et des humanités numériques ».

IMG_4166Benoist Pierre, directeur du CESR (c) 37°

Après un premier travail d’ampleur test sur le domaine de Chambord – « un lieu idéal car mêlant tous les domaines scientifiques » -, le CESR s’est depuis attelé à différents autres chantiers : Reconstitution de la maison de Léonard de Vinci en réalité virtuelle, reconstitution de sculptures ou de l’ancienne collégiale Saint-Martin en 3D… les potentialités sont infinies comprend-on. Et pour les exploiter pleinement, Benoist Pierre entend bien ouvrir le Centre de recherches à tous les acteurs du territoire publics comme privés. Prochain exemple concret de cette volonté : la naissance d’un incubateur universitaire de start-ups sur les patrimoines culturels et naturels qui ouvrira en septembre à Mame, en lien à la fois avec l’Université bien sûr, mais aussi avec les autres partenaires fondateurs du Programme Intelligence et Patrimoine (Université d’Orléans, INRA, CNRS, INSA, IRSTEA, BRGM, ESCEM).

Capture plein écran 24072017 024522

Recherche et formation avancent de concert

Et si le tournant numérique de la recherche est bien entamé, le directeur n’oublie pas non plus le volet formation du CESR. En effet, à la fois UMR (Unité Mixte de Recherche) sous la triple tutelle de l’Université, du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), du Ministère de la Culture et UFR (Unité de Formation et de Recherche) de l’université, les deux se nourrissent mutuellement. Et sur la partie UFR, Benoist Pierre veut mettre l’accent également sur le numérique, pour que « l’évolution technologique soit au cœur de nos enseignements et offre de nouveaux débouchés ». Cela passera dans le prochain contrat de plan quinquennal qui s’ouvre en septembre 2018 par la création de nouvelles formations liant le numérique, les sciences humaines et sociales et le patrimoine justement. De quoi permettre au CESR de garder son excellence sur les études sur la Renaissance mais aussi d’ouvrir de nouvelles voies aux futurs chercheurs et aux étudiants.

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