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Association Courteline : le lien social comme fondement

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L’association socioculturelle Courteline est une structure importante. Avec environ 250 salariées (75 équivalent temps plein) et un budget annuel de plus de trois millions d’euros, elle couvre un territoire globalement délimité par les boulevards Jean-Jaurès (au sud), Tonnelé (à l’ouest), la rue Nationale (à l’ouest) et la Loire (au nord). Un territoire complété avec quelques activités du côté sur Sanitas ou de Mirabeau. Avec une convention d’objectifs renouvelée cette année avec la ville de Tours et la CAF, l’association Courteline redémarre un cycle pour quatre ans sur ce vaste territoire pas forcément facile à appréhender en raison de son hétérogénéité.

« Un centre socioculturel agit sur un territoire délimité et est ouvert à toute la population » explique Jean Chausson, le directeur de l’association. Avec Romain Ménage, son directeur adjoint, celui-ci détaille les missions d’un centre socioculturel comme le leur : « L’objectif est, à partir d’un diagnostic de terrain, de tout mettre en oeuvre avec différents services et activités pour améliorer les conditions de vie des habitants du territoire ».

Dans les faits, les activités se déclinent en trois secteurs :

Celui de l’enfance où l’association intervient sur les activités périscolaires du territoire, mais aussi comme centre de loisirs et depuis cette année sur les fameux T.A.P (Temps d’accueils Périscolaires) mis en place lors la réforme des rythmes scolaires de Vincent Peillon, dont elle a récupéré la gestion en direct. « Le volet enfance représente un volume très important de nos activités mais ce n’est pas le seul » précise Jean Chausson.

« Nos activités de loisirs, autre grand secteur de Courteline, concernent aussi bien les enfants que les adolescents ou les adultes » précise-t-il en dressant une liste non exhaustive parmi la multitude des propositions allant des cours de langues, à ceux de danses, de la peinture, du soundpainting, du théâtre, du yoga… « Nos activités de loisirs sont réputées de qualité, c’est une de nos marques de fabrique ».

Un volet social primordial

Un centre socioculturel c’est bien sûr plus que ces deux premiers secteurs et le troisième volet, la partie sociale, a une importance primordiale dans un territoire comme celui géré par l’association Courteline. Là encore ce serait fastidieux de décrire l’ensemble des actions portées par le centre socioculturel. Le constat effectué par Jean Chausson sur cette partie confirme la difficulté d’appréhension de ces quartiers en raison des différentes catégories de populations y résidant : « Dans ce territoire, il y a des familles aisées mais aussi des familles en grande précarité » précise le directeur. « Cette hétérogénéité est une richesse, mais elle demande à ce qu’on s’adapte pour convenir à tout type de population ».

« De plus, il y a une multiplicité de sous-quartiers », poursuit-il. Parmi ces sous-ensembles, le quartier des Bords de Loire nécessite un regard particulier. Cette partie du territoire géré par Courteline vient en effet d’être classé quartier prioritaire par l’Etat dans le cadre de la nouvelle politique de la ville : « C’est le troisième quartier le plus pauvre en termes de revenus de la ville de Tours ». Pour répondre aux besoins de cette partie de la population, une antenne sociale dispose de ses propres locaux, Boulevard Preuilly. Les populations désireuses peuvent y trouver un point relais/informations avec la présence d’un conseiller en insertion professionnelle, mais aussi des accompagnements individuels ou collectifs. « Nous touchons beaucoup de personnes isolées, la création de lien social est indispensable à notre travail » expliquent Jean Chausson et Romain Ménage.

Un lien social formalisé également par des actions simples au premier abord mais pour le moins importantes comme les bibliothèques de rue qui se déroulent tous les mercredis après-midi. Un dispositif qui permet « d’apporter les livres en bas des immeubles ». A noter également la création d’un jardin autogéré par ses usagers pour permettre à ceux qui ne peuvent pas forcément « de bien manger ». Un espace public numérique est également présent pour limiter la fracture numérique, « un véritable problème aujourd’hui » note le directeur. L’action sociale est également tournée vers les jeunes avec la présence d’un point infos jeunesse où les jeunes adultes peuvent être aidés pour des recherches de stages ou de jobs, mais aussi dans la rédaction de CV ou lettres de motivation. Autant d’exemples d’activités qui permettent de lutter contre l’isolement ainsi que de limiter certaines formes d’inégalités.

Autant d’activités qui sont pourtant parfois méconnues. « L’une des spécificités de ce territoire est que 60% de la population a changé depuis quatre ans. Cela nous oblige à redoubler d’efforts dans notre communication pour faire connaitre l’ensemble de nos activités » raconte Jean Chausson. « Certains habitants se sentent parfois éloignés, il y a une méconnaissance du tissu associatif en général ». Un constat qui a conduit les associations du quartier « Bords de Loire », dont Courteline, à se réunir vendredi 25 septembre sur le parvis du site Mame pour se faire connaître des habitants.

Un degré en plus :

A découvrir samedi 26 septembre, le projet « Carnet de Ville des Bords de Loire » de l’association Ecopia. Vous pourrez voir les dessins sur le quartier réalisés pendant trois mois par Jonathan Wable. Un évènement auquel 37° s’associe par le biais d’une conférence-balade sur l’histoire de cette partie de Tours.

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