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La chaufferie biomasse de Joué-lès-Tours prête à faire feu !

Après celles de Saint-Pierre-des-Corps, avant celle de Tours Ouest, la chaufferie biomasse de Joué-lès-Tours s’apprête à être bientôt mise en fonction. Début 2019, elle fournira en énergie l’équivalent de 7500 logements sur la ville de Joué-lès-Tours.

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Cette centrale biomasse, installée sur le site Michelin est un enjeu majeur pour Joué-lès-Tours. Venant en remplacement d’une vieille chaufferie au fioul, elle irriguera d’ici quelques mois, la majorité de la commune. Pas anodin à l’heure où la transition énergétique est devenue une nécessité de premier ordre. Pour l’heure, après plus d’un an-et-demi de travaux, sur place, l’heure est aux finitions. Si le bardage extérieur reste à poser et la zone chantier à déblayer, à l’intérieur tout est déjà en place : d’impressionnants tuyaux longent les murs et plafonds, les contrôleurs de pression indiquent la puissance en bar à côtés de robinets et de vannes… Une ambiance industrielle dans laquelle se trouvent deux chaudières au bois, ainsi qu’une chaudière d’appoint au gaz. Inédit en France jusque-là, la chaufferie bénéficie également d’un condenseur thermodynamique permettant de récupérer la chaleur des fumées.

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A partir de cette chaufferie, l’énergie produite se déploiera via des canalisations par le nord de la ville puis par des ramifications et des sous-stations (comme la chaufferie de la Rabière) jusque dans les habitations. Pour arriver à cela, il a a fallu également s’engager dans des travaux lourds (6 millions d’euros) sur les réseaux, avec parfois des désagréments pour les riverains à cause des interventions sur la voirie.

Ambitieux mais indispensable, les infrastructures jocondiennes actuelles étant vieillissantes et obsolètes. Ce projet d’un coût de 22 millions d’euros au total, porté par Dalkia, doit répondre donc à deux objectifs : remplacer le fioul, énergie polluante et baisser la facture énergétique de 5%. Vu l’envolée du prix du fioul ces derniers mois, ce changement paraît donc judicieux. Réduire la facture énergétique mais aussi limiter les émissions de CO2. Ici, on estime que ces dernières baisseront de 25 000 tonnes par an. De quoi faire entrer pleinement la chaufferie dans le cadre du schéma métropolitain de l’énergie adopté en 2018, qui ambitionne de « développer des réseaux en substituant aux énergies fossiles des énergies plus vertes, afin de tendre vers l’autosuffisance énergétique. » Et ce bien qu’elle fut lancée avant par la ville.

Une chaufferie qui est donc quasi-prête à entrer en fonction et d’ici quelques semaines les 17 emplois (directs et indirects) pour la faire fonctionner viendront remplacer la 20aine d’ouvriers encore sur le chantier. Le bois lui a commencé à arriver aussi. Provenant d’un rayon de 100 km à la ronde, ce sont pas moins de 17 000 tonnes qui serviront ici annuellement. Un chiffre qui pourra grimper à 20 000 tonnes d’ici 2023 même.

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