Tours : l’autre bilan de la mi-mandat

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A l’heure du bilan chiffré des trois premières années au pouvoir de la majorité municipale, celle-ci ne semble pas devoir rougir de son action, plutôt en phase avec ce qu’elle avait annoncé aux électeurs, pourtant d’un autre côté ces trois premières années ont eu également leur lot de couacs et d’incompréhensions qui continuent de marquer la majorité de Serge Babary…

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Des relations avec les acteurs locaux parfois tumultueuses

Pour le groupe d’opposition « Tours 2020 » : « l’absence de communication et d’explications sur les initiatives prises par l’équipe municipale génèrent des crispations et mécontentements ». C’est un des reproches régulièrement faits à Serge Babary, sa méthode d’action déplait à certains qui avancent un manque de concertations et d’ouverture. Pourtant le maire l’assume :  « avant de faire des réunions, il faut une base de travail avec des dossiers techniques ».

Obstiné Serge Babary ? Certainement, et il a en tout cas nulle intention de se laisser dicter ses choix, quitte à aller au clash comme avec José Manuel Cano-Lopez sur le sujet de l’avenir du château du Plessis. Un dossier autour duquel les relations semblent aujourd’hui apaisées… jusqu’au prochain épisode. La Mairie n’ayant pas perdu espoir de délocaliser à terme le truculent directeur des lieux et ce dernier étant bien décidé à construire un projet culturel et patrimonial sur place. Un exemple parmi d’autres de confrontations assumées qui ont pu émailler le début de mandat et faire passer le maire de Tours pour quelqu’un de ferme sur ses positions. En terme de relations, tout n’a pas été au beau-fixe en effet, à l’instar de celles avec le tissu associatif au sujet des nouveaux tarifs de locations de salles municipales.

Il en ressort une impression d’un manque de souplesse et un certain jusque boutisme qui ont conduit parfois à des volte-faces de dernière minute et des tentatives de rattrapages plus ou moins réussis comme pour la donation Cligman finalement remisée au placard après avoir failli causer le départ du Jeu de Paume de Tours.

Un difficile jeu d’équilibre en interne

Dans le fonctionnement interne également tout n’a pas été fluide, avec notamment des services parfois à bout, car devant digérer une organisation de plus en plus bicéphale avec la Métropolisation conduite à pas forcés.

Dans le fonctionnement politique aussi, avec des élus de la majorité qui pour certains se cachent de moins en moins pour critiquer le poids pris par le cabinet du maire. « Serge devrait être plus attentif aux élus, il ne faudrait pas qu’on en arrive à l’image d’un Jean Germain renfermé sur son cabinet. C’est ce qui l’a fait tomber et je crains qu’on prenne la même direction » explique en off un adjoint.

Omniprésence, voire omnipotence du cabinet mais aussi luttes internes entre adjoints au sein d’une majorité hétéroclite dès le départ et dont les oppositions ont été renforcées par le pouvoir et les étoiles qu’il procure. Entre règlements de compte, luttes d’influence mais aussi volonté de se placer pour la suite, Serge Babary a du à plusieurs reprises recadrer les choses afin de maintenir une unité, au moins de façade. On comprend dès lors, que le maire de Tours aspire à plus de hauteur et se verrait bien rejoindre dès le mois de septembre les fauteuils du Palais du Luxembourg. La fonction de sénateur est prestigieuse et constituerait une belle fin de carrière pour celui qui restera comme celui qui a mis fin au Germanisme à Tours.

Oui mais pour s’assurer de cette sortie, le maire de Tours doit néanmoins régler deux importantes tâches : s’assurer du soutien des grands électeurs et régler le problème de sa succession. Car en coulisses depuis plusieurs mois, les prétendants s’affirment et se montrent et la hache de guerre n’est jamais loin d’être déterrée. « Si le maire de Tours va au Sénat, il va y avoir de vrais bouleversements et une lutte féroce comme on n’a pas encore connu » affirme inquiet un adjoint. Vendredi, aux côtés de Serge Babary, ils étaient tous là, enfin presque – Jacques Chevchenko, le 1er adjoint et successeur potentiel auto-désigné, étant étonnamment absent – pour défendre leur propre bilan. Quant à Serge Babary, à la question si ce bilan était celui de la mi-mandat ou de la fin de mandat, il préféra s’en sortir avec une pirouette. Mais après tout, qui ne dit mot consent ?

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