Politique

Serge Babary prépare sa succession à la mairie de Tours

Il espère que cela se passera bien, mais y croit-il vraiment ?

Dans une semaine, Serge Babary aura sans doute été élu sénateur d’Indre-et-Loire. Pour respecter la loi sur le non-cumul des mandats, le maire de Tours va donc devoir démissionner, seulement trois ans et demi après son élection, et tant pis pour la promesse d’être maire de la ville à 100%.

S Babary maire tours

Avant de partir pour le palais du Luxembourg, l’élu a mis au point un plan pour tenter d’éviter la pagaille de sa succession. Ce dernier tient en un peu plus d’une page et définit les règles pour les futurs candidats. Par exemple, ils auront 15 minutes pour présenter leur projet devant les 41 autres membres de la majorité avant une élection à bulletin secret. Il y aura un premier tour, puis un deuxième si nécessaire. Et ce jusqu’à ce qu’au moins 22 voix se portent sur un seul et même nom. En cas d’égalité (on ne sait jamais), c’est le candidat le plus âgé qui sera désigné.

Une fois que la majorité aura fini sa cuisine interne, un conseil municipal extraordinaire se réunira à l’Hôtel de Ville pour un vote officiel désignant le nouveau maire de Tours. Ce dernier pourrait avoir lieu courant octobre, Serge Babary souhaitant que la question soit réglée avant les vacances de la Toussaint. Même si, légalement, cela pourrait attendre la mi-novembre. Le souci, c’est que ça se bouscule au portillon pour reprendre son bureau au 5ème étage de la mairie…

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Parmi le peloton de candidats, 3 noms se détachent : Christophe Bouchet, Thibault Coulon et Xavier Dateu. Aucun n’a encore fait acte de candidature officiel et des noms peuvent encore sortir du chapeau… Une chose est sûre : tous comptent leurs soutiens ou envoient leurs lieutenants glisser telle ou telle indiscrétion. Sans compter les quelques boules puantes que l’on entend ici ou là. C’est à qui bluffera le plus fort.

Et ces manœuvres de politique politicienne, ces jeux d’appareils, exaspèrent Serge Babary. Il voudrait de la confidentialité, que ces histoires restent en interne, mais sait bien que la liste des candidats fuitera dans toute la ville moins de 3 minutes après son impression définitive, un soir d’octobre, vers 17h.

Résigné, bientôt libéré, le futur-ex maire de Tours prend son mal en patience. Il ne soutiendra personne officiellement mais continuera à garder un œil sur les affaires en restant conseiller municipal. Cela dit, il l’affirme : « j’aurais un rôle de conseil, d’expertise mais pas d’interventionnisme. Je ne mettrais pas le patron en difficulté. » La question est surtout de savoir si le nouveau « patron » ne se mettra pas en difficulté tout seul… La majorité de Serge Babary ayant déjà tendance à tanguer un peu, restera-t-elle debout et en un seul morceau jusqu’en 2020 ? Disons que c’est un défi qu’elle a à relever.

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