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Procès des mariages chinois : les prévenus à l’heure de vérité

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C’est par un symbole qu’à débuté le premier jour du procès des mariages chinois. Nora Perrin, la femme de Jean Germain est la première du public à entrer dans la salle. A ses côtés Arlette Bosch et Alain Dayan, les plus fidèles compagnons de route de l’ancien sénateur-maire. Tête haute, marchant droit devant elle d’un pas sûr, Nora Perrin fait une entrée remarquée. Celle qui a partagé la vie privée de Jean Germain pendant plus de vingt ans, se place au premier rang des bancs réservés au public, avant d’être rapidement assiégée par les caméras des journalistes présents.

  IMG_3986Nora Perrin

Quelques minutes plus tôt c’est les larmes aux yeux que Lise Han avait fait son entrée dans la même salle. Accompagnée de son avocat Maître Chautemps, l’ancienne collaboratrice de Jean Germain avait eu droit au même accueil : caméras braquées sur elle accompagnées de flashs et crépitements d’appareils photos. De leur côté Jean-François Lemarchand et François Lagière, à la manière de seconds rôles, assistaient à ces deux scènes depuis les chaises des prévenus, presque spectateurs d’une scène dans laquelle ils devront pourtant s’expliquer aussi devant le tribunal.

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Du côté de l’action publique, c’est le Procureur Beck qui a repris en main l’affaire. Le procureur-adjoint Bruno Albisetti en première ligne lors de l’ouverture du procès en avril dernier avait été ouvertement mis en cause par Jean Germain dans sa lettre d’adieux, notamment à cause de la prison ferme qu’il entendait requérir. Une réquisition sur fond de « raisons politiques » pour l’ancien sénateur-maire et son avocat.

Le procès débute par le rappel de l’extinction de l’action publique à l’encontre de Jean Germain en raison de sa mort. La présidente du tribunal lit une lettre de Maître Tricaud envoyée au tribunal dans laquelle l’avocat de l’ancien sénateur-maire écrit : « Jean Germain n’appartient plus à la justice mais à l’histoire ».

Après l’appel des prévenus et la notification des faits qui leur sont reprochés, le procès débute par l’analyse de recevabilité des parties civiles. Maître Chautemps, avocat de Lise Han remet en cause la présence de la SPL comme partie civile puis demande à ce que Serge Babary comparaisse comme témoin. « Ce manque de courage des politiques est extraordinaire » assène l’avocat. « Monsieur Babary était présent à Shanghai lors de l’exposition universelle et aujourd’hui la Ville de Tours demande le remboursement de tous les marchés comme si il n ‘y avait jamais rien eu », avant de poursuivre : « C’est la Ville de Tours qui est partie civile, pas Monsieur Babary en tant que personne ».

Des demandes qui nécessitent une interruption de séance afin que les juges puissent statuer. Pendant celle-ci l’atmosphère paraît plutôt détendue, messieurs Lemarchand et Lagière discutent, Lise Han assise tapote sur son smartphone. A l’extérieur, Alain Dayan est une autre figure du procès, la sortie du livre co-écrit avec notre collègue Arnaud Roy, fait de lui un client pour les journalistes. Face aux caméras de télévision, l’ancien proche de Jean Germain remarque que la salle est loin d’être pleine, comme lors de l’ouverture du procès du 07 avril dernier. Un signe qui montre pour l’ancien élu que « les Tourangeaux se désintéressent de cette histoire et ne sont pas dupes. Ils sont reconnaissants du travail de leur ancien maire » avant d’évoquer « une affaire dérisoire, gonflée par le système médiatique ». Alain Dayan dit attendre du procès « qu’il montre clairement les responsabilités de cette affaire ». Pour l’homme de confiance de l’ancien sénateur-maire, celles-ci doivent laver l’honneur de son ancien ami.

Une demi-heure après l’interruption, la séance reprend, la SPL Tours Val de Loire Tourisme sera bien partie civile. Au regard de la loi, Serge Babary ne sera pas entendu comme témoin puisque déjà maire de la ville de Tours qui est partie civile. Le tribunal peut désormais aborder le fond de l’affaire. Cela commence par l’analyse du fonctionnement de la société Time. A la barre, les réponses de Lise Han et Vien Loc Huynh, aux questions de la présidente du tribunal mettent en avant une gestion confuse de cette société. Des zones confuses qui ne seront pas les dernières à devoir être éclaircies pendant ces trois jours.

Un degré en plus :

Dans ce procès Lise Han est accusée de prise illégale d’intérêts, de tentative d’escroquerie, de délit d’escroquerie et d’abus de biens sociaux. Son mari Vien Loc Huynh à l’époque gérant de la société Time est accusé de complicité de prise illégale d’intérêts et de recel de fonds publics.

François Lagière, l’ancien directeur de cabinet de Jean Germain est poursuivi de son côté pour complicité de prise illégale d’intérêts. Jean-François Lemarchand, directeur de la SPL Tours Val de Loire Tourisme est accusé pour sa part de détournements de fonds publics.

Trois parties civiles se sont constituées dans ce procès : La ville de Tours à l’encontre de François Lagière, Lise Han et Vien Loc Huynh. La communauté d’agglomération Tour(s) Plus à l’encontre de Lise Han et Vien Loc Huynh. Enfin la SPL Tours Val de Loire Tourisme s’est porté partie civile à l’encontre de Lise Han et Jean-François Lemarchand.

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