Petite mobilisation pour le 1er Mai

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La traditionnelle manifestation du 1er mai a rassemblé environ 1500 personnes à Tours. Un faible chiffre en pleine mobilisation contre la loi Travail.

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Ni le beau temps, ni la mobilisation contre la loi Travail auront suffi à faire descendre dans la rue les Tourangeaux aux côtés de syndicats hier à Tours. Ces derniers tenaient leur traditionnel défilé du 1er Mai pour la journée des travailleurs.

Dans les rangs des manifestants quelques dizaines de jeunes  parmi les mobilisés contre la loi El Khomri, relayés en milieu de cortège et beaucoup d’anciens. Un constat s’impose, les syndicats peinent à mobiliser autour d’eux et peinent à renouveler leurs forces vives. Pire, depuis plusieurs semaines ces derniers sont dépassés de tous les côtés par des mouvements alternatifs, nés à l’écart de toute structure classique. En mars c’est ainsi un appel provenant des réseaux sociaux à manifester contre la loi El Khomri qui a poussé les syndicats à modifier leur planning de mobilisation pour suivre le mouvement populaire. Les Nuits Debout, à commencer par celle Parisienne, sont également un mouvement né et alimenté en marge des syndicats et ces derniers peinent à y entrer et y avoir une quelconque influence. A Tours, nous l’avons signalé dans nos articles, les syndicats se retrouvent relégués au second plan lors des dernières manifestations au profit des étudiants dont le mouvement parfois spontané, se révèle être plus en phase avec les modes de communication actuels Question communication toujours, le syndicalisme n’a quasiment aucun impact sur les réseaux sociaux, mode de communication pourtant essentiel aujourd’hui. Dernier exemple en date, l’influence de quelques youtubers ayant lancé la campagne #onvautmieuxqueça le mois dernier a touché plusieurs centaines de milliers de personnes. Une campagne qui est par ailleurs aujourd’hui doublée par la sortie d’un livre éponyme qui s’est bien vendu les premiers jours ayant suivi sa sortie.

A l’heure où beaucoup de Français laissent entendre leur ras-le-bol, les syndicats peinent à être moteurs dans la gronde sociale. La faute sans doute à un certain immobilisme et à un manque certain de renouvellement dans les actions, le fonctionnement… Un constat qui induit un véritable risque de voir son poids s’effriter à l’avenir sur les questions politiques de ce pays.

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