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Le trombinoscope commenté des élections régionales en Centre-Val de Loire

Sauf changement de dernière minute, on votera les dimanches 13 et 20 juin pour les élections régionales en Centre-Val de Loire et dans les 12 autres régions de la métropole; Un scrutin décalé de 3 mois pour cause de coronavirus, et qui permettra de renouveler l’assemblée basée à Orléans pour les six prochaines années. Leur mission : gérer les lycées, les trains, les cars, l’économie, le tourisme, la culture ou encore la santé. La campagne commence tout juste alors voici un état des lieux des forces en présence. Cet article sera mis à jour selon l’actualité.

Petit rappel historique : depuis décembre 2015, la région Centre-Val de Loire est dirigée par une alliance de gauche (PS, EELV, Parti Communiste) sous la présidence de François Bonneau. Michel Chassier (Rassemblement National) et Guillaume Peltier (Les Républicains) font partie des fortes têtes de l’opposition.

Lors du dernier scrutin, 8 listes étaient en lice au premier tour (Front National, UPR, Debout la France, Union de la Droite et du Centre, Union de la Gauche, EELV, PCF et Lutte Ouvrière. Il en restait trois au second tour, la gauche rassemblant 35% des suffrages et remportant la région avec seulement 9 000 voix de plus que la droite. Le Front National était 3e et très haut avec 30% de bulletins à son nom.

Scrutin de 2021 : 77 sièges sont à pourvoir, dont 20 pour l’Indre-et-Loire, chaque département ayant des listes indépendantes. Voici les forces en présence à l’échelon régional.

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François Bonneau, candidat déclaré

Le président sortant originaire du Loiret et âgé de 67 ans vise un nouveau mandat, lui qui a pris les reines de la région dès 2017 et s’y trouve élu sans discontinuer depuis 1998. Un éléphant socialiste local. Il aura le soutien de son parti mais la majorité construite dans l’entre-deux tours de 2015 risque fort de s’éparpiller sur différentes listes.

 

Charles Fournier, candidat déclaré

L’écologiste qui a déjà fait cavalier seul au premier tour en 2015 avant de devenir vice-président de François Bonneau récidive pour 2021, avec cette fois l’espoir de finir devant le socialiste pour inverser le rapport de forces et prendre les commandes du Centre-Val de Loire. Il mène campagne avec un binôme tourangeau membre de la majorité du maire de Tours Emmanuel Denis : Betsabée Haas, adjointe aux espaces verts.

 

Karine Fischer et Aymeric Compain, candidats déclarés

La France Insoumise compte également peser dans ce scrutin et mène campagne depuis plusieurs semaines déjà avec ce duo composé d’une enseignante chercheuse de l’Université d’Orléans et un ancien élu d’opposition de Châteauroux. Marion Maurey (directrice de service médico-social) et Victor Genot (gérant d’un vide grenier permanent) seront les têtes d’affiche du parti en Indre-et-Loire.

 

Sylvie Dubois, candidate peu probable

L’adjointe au maire de Saran est cheffe de file de son parti qui cherche un accord dès le premier tour, soit avec François Bonneau, soit avec La France Insoumise avec qui les discussions seraient plus avancées.

Marc Fesneau, candidat possible

L’actuel ministre des relations avec le parlement, encarté Modem, élu du Loir-et-Cher, est souvent présenté comme le probable candidat de la majorité présidentielle. Cela dit sa candidature n’est pas encore confirmée. De même qu’un possible accord avec l’UDI et Philippe Vigier qui avait mené la liste d’union de la droite et du centre en 2015. Le député d’Indre-et-Loire Daniel Labaronne est par ailleurs impliqué dans la campagne.

 

Nicolas Forissier, candidat déclaré

Député Les Républicains de l’Indre, ancien secrétaire d’Etat chargé de l’agriculture, ex-maire de La Châtre, cet homme qui vient de fêter ses 60 ans prend la tête de la liste de droite alors que tout le monde attendait l’un des poids lourds du parti au niveau national, l’ex-Tourangeau et député du Loir-et-Cher Guillaume Peltier. Celui-ci préfère finalement se contenter de mener la liste départementale du 41.

 

Guillaume Lapaque, candidat déclaré

L’ex-directeur de l’association des viticulteurs d’Indre-et-Loire et de la Sarthe par ailleurs nouveau président de la fédération départementale des commerçants se relance en politique (il a déjà été candidat aux municipales à Tours). Il souhaite mener une liste en Indre-et-Loire, orientée à droite, proche de Debout la France, sur laquelle il annonce des représentants du monde artisan ou agricole. De son côté le parti DLF n’a pas encore communiqué sur ses intentions.

 

Aleksandar Nikolic, candidat déclaré

Très puissant au premier tour en 2015, le Rassemblement National parie sur une nouvelle tête pour ce scrutin : un conseiller municipal de Saint-Rémy-sur-Avre, délégué départemental de son parti en Eure-et-Loir. Il est âgé de 34 ans.

 

Gildas Vieira, candidat déclaré

Conseiller municipal d’opposition à Blois, l’homme de 46 ans s’est illustré dans l’humanitaire et il est membre du mouvement citoyen La France Autrement qui se réclame sans étiquette et a – selon ses dires – été courtisé par plusieurs mouvements pour des alliances, d’LREM à Debout la France.

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