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Jérôme Tebaldi : de l’ombre à la lumière

Régulièrement, nous vous dresserons un portrait d’une personnalité politique locale.

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Conseiller municipal délégué aux relations internationales auprès de Serge Babary et à la culture auprès de Christine Beuzelin, Jérôme Tebaldi est un élu discret. Si ce proche de Serge Babary ne crève pas l’écran et se fait moins médiatique que certains de ses collègues, en coulisses ses missions lui confèrent un rôle précieux et important dans la mandature municipale actuelle.

Si son nom est apparu un peu plus régulièrement ces derniers mois dans les médias, Jérôme Tebaldi reste un homme discret, peu enclin aux phrases lâchées à la presse pour faire parler de lui. Malgré tout, le conseiller municipal aux deux délégations est sorti du bois en début d’année pour partir à la conquête de la 1ere circonscription du parti Les Républicains. Beaucoup ont alors découvert une ambition à ce fidèle de Serge Babary et ont pu y voir un positionnement pour l’avenir. “C’était un challenge parce que c’est une circonscription emblématique qui a vu passé pas mal de “people”, raconte Jérôme Tebaldi, sans citer Renaud Donnedieu de Vabres ou encore Guillaume Peltier. “J’ai simplement senti que c’était le moment, que j’étais légitime pour ce rôle” raconte-t-il avec assurance aujourd’hui. Une assurance qui n’a pas été toujours présente chez Jérôme Tebaldi, du moins en ce qui concerne les ambitions politiques.

Evolu’Tours comme base d’apprentissage

Mars 2014, Serge Babary réussit le tour de force de faire basculer la ville de Tours à droite. Une victoire rendue possible grâce au rassemblement de toutes les forces de droite sur une même liste. Une victoire par ailleurs rendue possible par le travail préparatoire effectué au sein de l’association politique Evolu’Tours. Dans cette association qui va permettre de donner de la crédibilité à la candidature future de Serge Babary, on retrouve une partie de ses futurs adjoints. Une garde rapprochée composée entre-autres de Christine Beuzelin, Yves Massot, Myriam Le Souef, Brigitte Garanger ou encore Jérôme Tebaldi. “C’est Barbara Darnet-Malaquin que je connais depuis de nombreuses années qui m’a conseillé de venir à Evolu’Tours”. Pour celui qui se caractérise comme quelqu’un de très libéral économiquement et de socialement à la gauche de la droite, l’expérience au sein d’Evolu’Tours va constituer sa première véritable implication politique. “J’ai vécu plus jeune à Paris, j’avais un peu milité pour Tiberi, puis j’avais été séduit par Démocratie Libérale quand je suis revenu à Tours, mais rien de vraiment important”. Jérôme Tebaldi s’y investira et entrera rapidement dans le bureau de l’association. Un rôle qui l’amènera à se rapprocher de Serge Babary qui lui proposera quelques années plus tard de rejoindre l’équipe qui partira à la conquête de l’Hôtel de Ville de Tours.

Le délégué aux Relations Internationales et la Culture

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La joie de l’élection passée, vient l’heure de distribuer les rôles au sein de la nouvelle majorité municipale, Jérôme Tebaldi obtient un poste de conseiller municipal avec deux délégations : une aux relations internationale en ligne directe avec Serge Babary et une seconde à la culture auprès de Christine Beuzelin, mais pas de poste d’adjoint : “je ne me suis pas transposé aussi rapidement que d’autres qui pensaient avoir une destinée politique. J’y suis peut être allé naïvement en ne me positionnant pas clairement” reconnaît-il aujourd’hui.

“J’ai un peu rattrapé le temps perdu depuis 2 ans. Pour un conseiller municipal je pense que je me suis fait une place parce que j’ai pas mal travaillé et que le maire m’a fait confiance”. Une confiance marquée par cette délégation aux Relations Internationales, une des deux seules gérées directement auprès du maire de Tours. “C’est une question qui me passionne et qui est en lien avec mon parcours, j’ai fait mes études à l’étranger à partir de la Terminale, en Angleterre, Belgique, Allemagne…”. Dans son bureau situé à l’écart des autres bureaux d’élus à l’Hôtel de Ville, Jérôme Tebaldi s’affaire depuis deux ans à donner une visibilité à la politique internationale de la ville, un des points forts du programme du candidat Babary en 2014. “Nous sommes partis de zéro, au bout de deux ans on va pouvoir montrer les premiers résultats du travail effectué depuis que nous sommes arrivés” raconte-t-il en citant les liens resserrés avec les villes jumelles comme celle de Minneapolis, invitée l’an prochain à la foire de Tours, ou encore l’accueil des 5e journées de la coopération franco-japonaise. “Nous pensons avec Serge Babary que l’international doit être au cœur de nos préoccupations pour faire rayonner la ville. Les relations internationales sont souvent sous-estimées, je pense au contraire qu’elles sont primordiales dans un monde ouvert aujourd’hui. C’est pourquoi on multiplie les échanges de jeunes avec les villes jumelles, que des apprentis y partent tous les ans par exemple.”

Un domaine de prédilection qu’il partage avec celui de la culture qu’il dit apprécier également particulièrement. “Une ville sans culture est une ville morte” clame-t-il ainsi. Pourtant depuis deux ans la politique culturelle de la ville de Tours est regardée de près, notamment à travers les baisses de subventions associatives. “Notre rôle c’est d’être là pour l’ensemble de la population. Après il faut faire des choix, je suis opposé au saupoudrage, j’estime que c’est normal de déposer un dossier tous les ans pour rediscuter des activités. Les subventions ne doivent pas être automatiques.” explique-t-il, notes posées sur le bureau comme pour mieux appuyer ces propos dans la lignée de ceux de Serge Babary ou de Christine Beuzelin. Avec cette dernière, Jérôme Tebaldi forme un binôme remarqué, certains allant jusqu’à dire que le délégué est le tampon utile et efficace face aux décisions de l’adjointe : “Il n’y a pas beaucoup de binômes qui fonctionnent aussi bien que celui qu’on forme avec Christine Beuzelin. Seulement, Christine Beuzelin est à fond dans les dossiers et doit avoir un rôle assez rigide pour ne pas se faire déborder. Moi je suis dans le dialogue parce que c’est plus facile, ce n’est pas moi qui tranche”.

“C’est dans ma mission, d’être sur le terrain”.

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Depuis deux ans, le binôme culturel de la majorité municipale multiplie les représentations sur le terrain également, une partie du job complètement assumée par notre interlocuteur : “C’est important d’aller voir les acteurs, de comprendre leur travail, c’est plus facile de discuter avec eux par la suite. De plus, cela permet parfois de donner un coup de projecteur à certains projets grâce à la la résonance de la présence des élus”.

Un travail de représentation qui permet par ailleurs aujourd’hui à Jérôme Tebaldi de bénéficier d’une cote de sympathie non négligeable. “Je ne suis pas quelqu’un de sectaire et je pense être assez ouvert d’esprit, c’est ce qui permet de discuter avec tout le monde et d’être dans le consensus. Certains qualifieraient cela de mou, mais je crois que cela permet de garder un équilibre”.

Cet équilibre, il le garde aussi dans sa vie personnelle. Contrairement à certains de ces collègues de la majorité, Jérôme Tebaldi a gardé son emploi. A la tête d’une entreprise familiale, il jongle ainsi entre agenda professionnel et celui d’élu. “Les semaines sont chargées, mais je crois que c’est important qu’un élu garde un pied dans la vie civile et professionnelle pour ne pas être trop déconnecté de la réalité”. Malgré tout, Jérôme Tebaldi reconnait s’investir plus que prévu au départ : “Il a fallu comprendre comment marche le système et c’est vrai aussi que plus on en fait plus on y prend goût”.

Un goût pour la chose publique qu’il assume de plus en plus, en témoigne son élection à la tête de la 1ere circonscription de son parti. Une circonscription qu’il doit mettre en ordre de marche pour les Primaires qui arrivent, puis pour les Législatives de l’an prochain. De quoi prendre encore un peu plus de poids politique au sein de la droite tourangelle et se mettre à rêver d’autres ambitions personnelles ? “Je ne crois pas en la destinée politique et je ne me sens pas investi d’une mission particulière, je crois plutôt au travail afin d’être prêt lorsque le rendez-vous arrivera, si jamais il doit arriver”.

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