Politique

[Dans la tête de…] Serge Babary, Monsieur Sourire

Inaugurations, prises de parole publiques… Dans ces instants, les politiques sont au sommet de leur art et se mettent en scène, n’hésitant pas à partager le tout sur leurs réseaux sociaux. Des instants de com’ privilégiés qui se répètent à l’envie. Mais que se passe-t-il dans leur tête au moment de la photo ? A la rédaction de 37 degrés, on est du genre indiscrets et on a trouvé le moyen de s’infiltrer dans le cerveau de nos élu(e)s pour humer le fond de leurs pensées. On a longuement hésité avant de conclure qu’on ne pouvait pas garder ça pour nous… Évidemment les photos sont réelles, les commentaires moins…

Aujourd’hui, que pense le sénateur LR d’Indre-et-Loire, conseiller municipal de Tours et conseiller métropolitain Serge Babary au moment de cette photo ?

« Voilà, vous êtes contents, je souris ! Franchement je ne peux pas faire mieux, sinon on ne me reconnait pas et je risque de me déboiter la mâchoire. De toute façon l’époque n’est pas vraiment à la réjouissance… Entre les Gilets Jaunes, les contraintes de l’Etat sur les dépenses des collectivités locales et le nouveau maire de Tours qui ne parvient pas à faire oublier mes 3 ans et demi de mandat bringuebalants, il faudrait me faire écouter une intervention d’Emmanuel Denis qui vient d’avaler le contenu d’un ballon à l’hélium pour que je réussisse à me détendre plus de dix secondes.

D’ailleurs, vous savez quoi ? Ça a toujours été un problème chez moi le manque de sourire. Mon plus grand complexe c’est que je ne suis pas chatouilleux, sauf quand on me parle de Plan Vélo, qu’on critique les subventions que je choisis de baisser ou qu’on dézingue mon super programme pour les fêtes de St Martin. Là je peux partir au quart de tour, j’ai même tendance à être un peu rancunier.

Heureusement, depuis que je suis sénateur, ma vie a changé. Fini les casseroles sous mes fenêtres ou les farandoles pour me demander de rouvrir une salle de concert… Place aux lobbyistes sur moquette feutrée. Ils ne sont pas forcément moins coriaces, mais eux au moins ils sont susceptibles de venir dormir un jour dans les Hilton du haut de la Rue Nationale. »


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