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[Dans la tête de…] Philippe Chalumeau, le sauveur

Inaugurations, prises de parole publiques… Dans ces instants, les politiques sont au sommet de leur art et se mettent en scène, n’hésitant pas à partager le tout sur leurs réseaux sociaux. Des instants de com’ privilégiés qui se répètent à l’envie. Mais que se passe-t-il dans leur tête au moment de la photo ? A la rédaction de 37 degrés, on est du genre indiscrets et on a trouvé le moyen de s’infiltrer dans le cerveau de nos élu(e)s pour humer le fond de leurs pensées. On a longuement hésité avant de conclure qu’on ne pouvait pas garder ça pour nous… Évidemment les photos sont réelles, les commentaires moins…

Cette semaine, voici ce qu’il se passe dans l’esprit du député LREM de Tours Philippe Chalumeau au moment du déclic…

« Il est vraiment beau ce rétroviseur. Quand je me regarde dedans, j’ai l’impression de voir Emmanuel. En Touraine je suis son clone, le bon soldat. Mon point fort : je manie plutôt bien la langue de bois. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours droit dans mes bottes, ce qui m’évite les polémiques du style « traverse la rue pour trouver du travail ». Une fois ça a failli… Alors que je faisais une super soirée à Mame (un lieu qui plairait beaucoup à Emmanuel), un startupeur local m’a appelé Phiphi. Je l’ai recadré gentiment, en lui disant qu’il devait confondre avec Mr Briand.

Vous aurez tout de même remarqué le parallèle : alors que Philippe Briand vient de quitter l’Assemblée Nationale, un autre Philippe tourangeau y entre en fanfare. Moi. En fanfare militaire en plus, vu que je suis à la commission Défense. C’est génial comme job, mais j’ai conscience que ça peut me donner une image un peu va-t’en guerre, qu’on essaie aussi de me donner pour les élections municipales de Tours en 2020 (pas forcément à tort, d’ailleurs).

Ainsi, j’essaie de me radoucir avec cette immersion chez les pompiers, sans doute le métier le plus populaire de France (en tout cas bien mieux coté que député, ce qui n’est pas non plus très difficile). Sans cravate pour la première fois depuis mon élection (je m’en suis servie pour faire un garrot), je retrouve mes réflexes de médecin. Poser de vrais pansements, ça me change des traitements de cheval qu’il faut prescrire toutes les semaines pour éviter la chute de tension de ce gouvernement. »

 

Photo : SDIS37


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