[Ça fait parler] c’est une nouvelle chronique vidéo de 37 degrés, dans laquelle nous décryptons un sujet qui a fait l’actualité récente en Touraine. Cette semaine.
Aujourd’hui ça fait parler et ça va faire parler : la venue de Bruno Retailleau pour soutenir la candidature de Christophe Bouchet aux élections municipales de Tours.
L’ancien ministre de l’Intérieur était en déplacement à Tours ce jeudi 15 janvier. Le président du parti Les Républicains était notamment venu soutenir la candidature de Christophe Bouchet pour les Municipales de Tours.
Rappelons que LR a apporté officiellement son investiture à Christophe Bouchet, suite à l’union opérée notamment avec Olivier Lebreton. Ce n’est donc pas une surprise que le patron du parti de droite vienne soutenir le candidat investi par son mouvement. Même si cela a suscité une controverse.
C’est plus la personnalité de Bruno Rétailleau qui polarise le débat. En effet, bien que ce dernier ait été largement plébiscité lors des dernières élections internes des Républicains en 2025, ses prises de positions ultra sécuritaires et jugées parfois proches de l’extrême droite clivent dans l’opinion publique. Il est d’ailleurs intéressant à noter que dans les premiers rangs de la salle, on trouvait beaucoup de figures de la droite tourangelle : Marion Cabanne, Cécile Chevillard, Brice Droineau ou encore Thibault Coulon, mais pas de membres issus des autres partis soutiens de Christophe Bouchet comme Renaissance 37.
Du côté de la gauche, la venue de l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas plu. Avant le meeting prévu aux Halles de Tours, un rassemblement de militants antifascistes s’est ainsi déroulé place du Grand Marché. Rassemblement ayant réuni environ 200 personnes.
Les différents partis de gauche, des Ecologistes au PS en passant par LFI ou L’Après, avaient également réagi à la venue du leader de la droite.
Pour les Ecologistes : « En acceptant ce soutien, Christophe Bouchet s’associe clairement à la ligne politique de Bruno Retailleau. Ses déclarations répétées sur l’immigration et l’identité nationale alimentent une vision dangereuse et stigmatisante de la République » .
Le PS appelait de son côté à se mobiliser pour « préserver l’héritage humaniste de Tours en faisant barrage à cette dangereuse dérive »
Quant à LFI, ce dernier estimait que la venue de Bruno Rétailleau « confirme l’orientation assumée d’un candidat municipal qui laboure désormais les terres idéologiques les plus extrêmes de sa droite. »
Au-delà des positionnements idéologiques des uns et des autres, il y a bien sûr de la stratégie politique derrière ces déclarations. Le but pour les partis de gauche étant de discréditer et de jeter le trouble sur le positionnement de Christophe Bouchet face à la droite la plus radicale et l’extrême droite. Ce dernier avait d’ailleurs déjà du clarifier sa ligne de conduite face à l’extrême droite par communiqué en début de semaine suite au ralliement de trois anciens membres LR au candidat du RN Alexandar Nikolic
Christophe Bouchet déclarait ainsi : “Je fais de la politique depuis 15 ans. Je n’ai jamais varié dans mes convictions. J’appartiens toujours au même parti, connu pour ses valeurs humanistes. Tout le monde le sait. Les initiatives personnelles des uns et des autres ne m’obligent en rien. je ne conclurai jamais d’alliance, d’aucune sorte, avec un candidat venu des extrêmes. J’attends les mêmes engagements des autres candidats, dont Emmanuel Denis.”
Avec cette dernière phrase, Christophe Bouchet renvoie ainsi le maire sortant à sa proximité avec des partis qu’il juge d’extrême-gauche comme l’Après ou LFI, bien que ce dernier ait décidé de conduire une liste autonome pour ses municipales, derrière la tête de liste Marie Quiton, par ailleurs adjointe d’Emmanuel Denis dans le mandat actuel.








