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A la gauche du PS : une défaite encourageante mais après ?

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Dimanche soir, le Rassemblement Citoyen, Ecologiste et Solidaire regroupant EELV (Europe Ecologie Les Verts), le FDG (Front de Gauche) et C’est au Tour(s) du Peuple est éliminé de tous les cantons. Malgré des scores encourageants par endroits, ce jeune rassemblement n’a pas réussi son pari de placer au moins un binôme au second tour.

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Le Rassemblement citoyen, écologiste et solidaire lors de sa présentation, il y a quelques semaines

C’est dans les cantons urbains que ce rassemblement avait le plus de chances d’obtenir une qualification au second tour. A Tours notamment, où la sociologie de certains cantons, associée à la bonne dynamique née des Municipales 2014, pouvait être favorable. Le canton de Tours 2, qui reprend une grande partie de l’ancien canton de Tours-Est, était celui vers lequel tous les espoirs étaient permis avec la présence du conseiller sortant Christophe Boulanger associé à Fanny Puel. Malgré un bon score (21,92 % des voix), le binôme est éliminé face à l’UMP-UDI (Louis Aluchon et Marion Nicolay-Cabanne) et le binôme de la majorité sortante PS (Dominique Lemoine et Florence Zulian). Même cas de figure à Tours-Ouest (Tours 4) où Caroline Larpent et Bruno Olivier réalisent un score intéressant de 19,26 % des voix, mais là aussi insuffisant pour se maintenir.

La déception était ainsi présente dimanche soir. Une déception amplifiée par les résultats positifs obtenus par le Front National. Certains comme Fanny Puel refusaient néanmoins de rester sur ce premier sentiment, la candidate y voyait au contraire des signes encourageants vu la jeunesse de ce rassemblement : « Rappelons nous d’où nous partions. L’an passé, nous avions été incapables de nous entendre pour les Municipales. Notre rassemblement n’a que trois ou quatre mois. Nous sommes déçus mais les résultats sont encourageants » argumentait-elle lors de la réunion du rassemblement qui s’est tenue dimanche soir entre les candidats départementaux du rassemblement.

Quel avenir pour ce rassemblement ?

Il est encore trop tôt pour le dire mais ses composantes doivent se revoir dans les prochaines semaines pour dresser un bilan de cette campagne. A en croire le communiqué de presse reçu ce lundi, ils entendent bien poursuivre le travail effectué : « Notre rassemblement continuera dans les mois qui viennent à proposer une alternative de gauche pour mettre en œuvre une politique au service des citoyens et des territoires et lutter contre la droite et l’extrême-droite », peut-on lire notamment.

Mais pour envisager un avenir c’est dans un premier temps du côté des consignes de votes que ce rassemblement devait s’entendre. Cette première épreuve post-électorale donnant le tempo d’une éventuelle poursuite de cette collaboration. Entre une gauche radicale traditionnellement opposée au soutien envers les socialistes et des écologistes habitués à travailler avec ces derniers, le consensus n’était pas évident. Rapidement un discours commun s’est pourtant dégagé pour appeler à battre la droite et l’extrême droite. Pour l’appel au vote PS en revanche, le consensus se heurte aux traditions politiques de chaque organisation. Si à titre individuel certains soutiendront des candidats socialistes à l’instar de David Chollet (EELV) qui publiquement annonçait soutenir le binôme Nicolas Gautreau-Fanny Siouville sur Tours-Ouest, officiellement la gauche du PS renvoient les candidats « démocrates et républicains » (comprendre PS et alliés) face à leurs responsabilités. A ces derniers « maintenant de convaincre les électeurs d’aller voter pour eux. Pour cela ils doivent entendre et prendre en compte le message envoyé par les électeurs qui ont voté pour le rassemblement citoyen, écologiste et solidaire » stipule le communiqué officiel.

Quelle position chez les écologistes ?

Bien qu’allié du PS il y a encore peu, EELV ne soutient pas à titre officiel les candidats socialistes, se rangeant derrière le communiqué du rassemblement citoyen, écologiste et solidaire. En revanche, plusieurs candidats écologistes appellent à voter et feront campagne pour des candidats socialistes. Ce sera ainsi le cas à Tours-Nord, Tours-Sud et Joué-lès-Tours où la droite est jugée « dure » ainsi qu’à Langeais « parce que Martine Chaigneau nous rejoint dans certaines positions et parce que nous voulons battre le FN » déclare Benoît Faucheux (EELV). Sur le canton de Monts, une situation similaire pourrait se présenter si les candidats socialistes se positionnent concrètement contre le projet de ferme usine nous fait savoir B. Faucheux.

C’est bel et bien du côté des écologistes que les prochaines semaines risquent d’amener de nombreux débats en interne et avec eux légitimer ou non l’existence d’un rassemblement à la gauche du PS en Indre-et-Loire. Un débat qui opposera deux lignes classiques mais opposées entre partisans d’une indépendance complète vis-à-vis du PS et ceux souhaitant revenir à une proximité avec le parti à la rose. Dès hier soir, certains n’ont pas manqué de s’exprimer à ce sujet. Ainsi à l’hôtel du département, un membre EELV affirmait que ses compagnons avaient eu tort de croire au « mythe de Grenoble » en référence à la prise de la municipalité iséroise par un rassemblement FDG-EELV l’an passé. A l’inverse, plusieurs candidats écologistes estimaient avoir enclenché une dynamique qu’il faut « poursuivre par un travail pédagogique de terrain, pour ne pas donner le sentiment d’avoir simplement voulu tenter un coup politique ».


> Un degré en plus : Le Parti Communiste perd son siège

Avec le redécoupage des cantons, et la fusion de celui de Saint-Pierre-des-Corps avec celui de Saint-Avertin, on savait au Front de Gauche qu’il serait compliqué de faire réélire Martine Belnoue, conseillère sortante qui se présentait en binôme avec Tommy Lasserre. Avec un rapport de force entre un canton Saint-Avertinois peu enclin aux idées de la gauche radicale et la présence d’un binôme PS-PRG composé de Brigitte Lizé-Brun et de Cyrille Jeanneau issu comme Martine Belnoue de la majorité municipale corpopétrussienne, l’équation était trop compliquée. Même arrivé en tête à Saint-Pierre-des-Corps, le duo du Front de Gauche n’aura pas capté un réservoir de voix assez important pour contrebalancer les résultats obtenus sur la commune voisine (7,5 % des voix à Saint-Avertin). Le parti communiste perd son dernier siège au sein de l’assemblée départementale. Un signe de plus de l’érosion de ce parti qui ne semble plus pouvoir compter dans le jeu électoral que par l’intermédiaire d’alliances avec les autres partis de gauche.

Retrouvez notre dossier spécial élections départementales

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