Toute la Touraine dans votre assiette.

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Un mal pour un bien. En 2009, Florent Martin aka Le Martin Bleu reçoit la visite d’un représentant de la Ville de Tours lui annonçant que l’arrivée du tramway dans le quartier signifie une expropriation de l’ensemble de «l’Ilot Vinci» en vue de la construction de tours de bureaux. Dix mille épisodes plus tard, l’ancien restaurant Au Martin Bleu n’est toujours pas détruit, le projet des tours semble définitivement enterré, mais Florent et ses poissons de Loire ont refait surface au 34, avenue de Grammont, à deux pas de l’église Saint-Etienne, pour la joie des gourmets tourangeaux. On a testé pour vous.

«Chez moi, tout est frais et maison. Les gens qui viennent ici le savent, je n’ai pas besoin de l’écrire en gros sur ma vitrine.» Florent sourit lorsqu’on aborde le sujet du label «Fait Maison». «La langue française est claire et belle. Un restaurateur, c’est un restaurateur, c’est tout.» En amoureux du produit frais et local depuis ses débuts, le maître de cérémonie du Martin Bleu fait partie des professionnels qui estiment qu’on devrait plutôt inventer un label négatif pour «les autres, ceux qui font de l’industriel».

 

A deux pas des Prébendes et de Jean Jaurès

Bref, trêve de bavardage, passons à table. Le lieu est plutôt sobre mais néanmoins chaleureux, les éclairages discrets mais efficaces, l’atmosphère équilibrée 1/3 chic, 1/3 branchée, 1/3 traditionnelle est apte à séduire à la fois le père de famille des Prébendes, le bobo de Velpeau, l’étudiant gastronome (et économe) ET le VRP raffiné.

Malgré une option viande alléchante, le poisson de Loire est très bien représenté, même si Florent s’excusera avec l’humour second degré qui le caractérise de ne pas en proposer en dessert. Nous tentons l’option mulet cru en entrée, mulet cuit en plat principal. Deux voyages bien distincts sans bouger d’un centimètre : un tartare aux herbes d’une grande fraîcheur, suivi de pavés chaleureux et fort joliment accompagnés.

 

Des spécialités locales qui sortent du sempiternel «Rillons/Sainte-Maure»

Côté vins, on a craqué pour le Noble-Joué, un assemblage de pinots remontant au Moyen-âge et qui est en train de retrouver ses lettres de noblesse (oui, bon, d’accord, elle était facile), suivi d’un sauvignon plus classique, mais toujours local, of course.

Toujours dans l’optique de manger «bilan carbone minimal», nous avons opté pour LE dessert tourangeau vintage exclusif : poires tapées de Rivarennes, pruneaux de Tours et glace à l’Ypocras. Récemment disparu mais en passe de revenir en force (Philippe Blot, l’unique producteur, annonce une récolte 2014 de 400 kilos, disponible fin septembre), le pruneau de Tours a repris du service très récemment à la demande expresse de Florent Martin qui a acheté toute la (petite) production 2013, ce qui fait du Martin Bleu, jusqu’à fin septembre 2014, l’unique restaurant sur Terre où on peut manger des pruneaux de Tours. Et toque !

Le Martin Bleu, 34 avenue de Grammont – Tours – WWW
Menu testé ci-dessus : 29 euros sans les vins.

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