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Dimanche 10 juillet, Terres du Foot ?

Même si la finale de la Coupe du Monde 2014 l’avait emporté chez une poignée de VIP de Terres du Son face au concert de Bertrand Cantat, l’engouement était resté relatif car la France n’était pas à l’affiche. Cette année, si jeudi soir les Bleus brisent la malédiction et font bouffer la pelouse du Vélodrome aux joueurs teutons (et ses crottes de nez à Joachim Löw), le dilemme risque d’être cornélien dimanche soir à Candé. Comme on n’a que ça à faire, on a imaginé différents scénarios.

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Scénario 1 : Terres du Son fait l’impasse.

«Hein, quoi, le foot ? Connais pas.» Même si l’équipe de TDS programme des trucs assez connus, voire carrément populaires, on pourrait imaginer qu’ils se la pètent d’un coup et que leur côté obscur intellectuel élitiste surgisse de nulle part et impose aux milliers de festivaliers un black-out total sur la finale, attitude inconsidérée que les média locaux ne manqueraient pas de qualifier le lendemain de «négationnisme footballistique».

Scénario 2 : Terres du Son coupe la poire en deux

Tu ne passes pas les matches sur écran géant, mais tu proposes aux groupes qui jouent d’annoncer l’évolution du score entre les morceaux et tu mets des petits écrans à la buvette, histoire de faire preuve d’un peu de bonne volonté. Au mieux tu déclenches des émeutes, au pire tu te fais haïr jusqu’à la nuit des temps et par les festivaliers footeux et par les (127) festivaliers anti-foot. C’est un peu l’option «Loi du travail» : le piège de l’entre-deux qui déplaît autant au Médef qu’aux syndicats. Risqué.

Scénario 3 : Terres du Son cède au ballon rond

«Evidemment, évidemment…» Si c’est France-Galles la finale, les organisateurs pourront toujours défendre leur décision en mettant en avant la métaphore musicale. Leur décision ? Quelle décision ? Bah tout simplement de reporter les concerts prévus de quelques heures et de mettre des écrans géants sur chacune des grandes scènes. Quand on veut, on peut, hein, c’est quand même pas compliqué !

Scénario 4 : Terres du Son fait hara-kiri

Après deux nuits blanches de tergiversations, les membres de l’équipe du festival s’entre-déchirent, certains allant même jusqu’à hurler «Allez l’Allemagne !» en pleine réunion de crise, d’autres partant en claquant la porte et en disant «Puisque c’est ça, je postule à Aucard !». Le festival est annulé.

> Un degré de connerie en plus

Notre pronostic : le scénario 1, parce que Terres du Son est un festival de musique, hein, pas une ode à 22 lapins qui courent comme des fous après une balle pendant 90 minutes, faut pas déconner non plus, merde.

(Signé : le côté obscur intellectuel élitiste de la rédaction de 37 degrés).

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