Culture

Supercilious «Infinite Spaces», track by track

Une semaine après l’interview, découvrez « Infinite Spaces », le dernier album des Supercilious qui sort aujourd’hui, avec notre traditionnel track by track.

Supercilious «Infinite Spaces»

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  1. Hey Lacombe, Would You Play It Once Again For Me Please

ça gratouille et ça chatouille comme dans les magnifiques LP «Homogenic» ou «Vespertine» de Björk ou comme chez l’Aphex Twin des bons jours, puis d’un coup ça bascule sans coup férir dans un monde bordélique et festif genre «Sufjan Stevens goûte à la drum’n bass et il aime ça, le bougre» ; un démarrage en fanfare, quoi.

  1. The End Of Their Reign

Retour à la case départ, mais dans une atmosphère nettement plus inquiétante, qui tourne ambient spatiale à la The Orb, agrémentée de jolis chœurs et orgues. Supercilious se fait plus doux et plus intime avant de nous sampler un monologue cinémato-philosophique, puis de faire monter la pression avec un «arythme» bien déstructuré qui nous emmène vers un final grandiose et délicieusement mélancolique.

  1. Delusion Of Grandeur

On attaque en force directement sur un beat électronique puissant et une ambiance plutôt sale par rapport aux morceaux précédents, même si une mélodie symphonique et une ligne de basse sobre cimentent le tout. Fidèle à sa patte, Supercilious bouscule tout ça à mi-parcours et collectionne les digressions les plus réjouissantes. Décidément, impossible d’écouter ça en faisant autre chose : il se passe toujours un truc.

  1. Mon Egérie Est Bien Jolie

Le morceau s’ouvre sur la magnifique déclaration d’amour de Guillaume Depardieu dans «Les Apprentis», accompagnée d’un arpège aux feedbacks lancinants puis de cordes assassines et d’une belle guitare acoustique vers la fin. On n’ira pas jusqu’à dire que c’est le slow de l’album, hein, mais bon dans le genre ballade romantique qui tue, ça se pose là quand même.

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  1. Three Minutes, I Remember

Que ce soit côté sons comme côté sensibilité, la progression de cet album est tout bonnement hallucinante et quand on entre dans ce 5e morceau on sait d’ores-et-déjà que tout retour en arrière est désormais impossible, qu’on a été happé dans un monde enchanteur qui nous dépasse, nous bouscule et nous échappe. Un synthé qui rappellera l’enfance seventies de certains et un solo de cuivre malheureux qui vous achève par dessus. Merci, au revoir.

  1. The Contented Heart

«Twenty» nous annonce une être humaine qu’on imagine belle et rayonnante, perdue dans la brume au milieu de nulle part. C’est un superbe «countdown», exercice de style préféré des groupes d’ambient, que nous proposent ici les très joueurs Supercilious. Enfin quand on dit «joueurs», c’est surtout avec nos cordes sensibles, qu’ils font mumuse.

  1. Empty Spirits

Très filmesque, tendance générique de fin, autant prévenir tout de suite que ce déluge de cordes évoque davantage «La Leçon de Piano» que «Le Gendarme à Saint-Tropez». Ou comment briser les cœurs en moins de deux minutes. Pour couronner le tout, c’est superbement mis en images dans ce clip :

  1. The Yoko Song

Retour en douceur vers la fin de l’histoire et le retour à la réalité. Ou l’endormissement la tête dans les étoiles, car c’est sur un air de berceuse que Supercilious nous quittent, ou que l’on quitte Supercilious, avec la même boule dans la gorge qu’à la fin d’un truc génial qu’on sait qu’on ne revivra plus jamais.

Un degré en plus :

> «Infinite Spaces» de Supercilious, chez Monopsone. En commande sur le site.

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