Culture

Star Wars : Pourquoi, il faut aller voir « Rogue One »

Une fois de plus, la rédaction de 37 degrés est allée pousser la porte d’une salle obscure, celle du Méga CGR de Tours Centre, pour découvrir le dernier opus de STAR WARS, « Rogue One ». Cette histoire dans l’histoire se déroule entre l’épisode III « La revanche des Siths » et l’épisode IV « Un nouvel espoir ».

Il y avait du monde ce soir-là pour découvrir le nouveau film de la saga de la Guerre des Etoiles (in french dans le texte !). Depuis le rachat par l’empire Disney de Lucasfilm, la société de Mickey avait promis un film par an, voyant alterner un nouvel épisode (comme fin 2015 avec le Réveil de la Force) et un « Spin-off » (un film dérivé de la saga). Chose promise, chose due depuis près d’une semaine, « Rogue One » sur les écrans français. Dans la salle de ce cinéma du centre-ville de Tours, moins d’enfants mais beaucoup plus d’adultes. A croire que les premières réactions et critiques de film ont influencé le choix des cinéphiles ce soir-là.

Dès les premières secondes du film, nous savons que nous ne sommes pas dans un épisode classique de la saga interstellaire. Pas de menu défilant résumant l’épisode qui va nous être donné de voir et dont le texte disparait dans le vide de l’espace (tout juste à côté de la « bordure extérieure » – spéciale dédicace aux fans !!!). Non, Rogue One assume dès le début d’être une histoire dérivée et coincée entre deux épisodes officiels. Mais quel film !!! De mémoire de fan et spécialiste assumé de la saga qui fêtera ces 40 ans en mai prochain, je n’avais pas vu depuis « l’Empire contre-attaque » (1980) un grand film de cette qualité. Les effets spéciaux bien sûr, mais bien au-delà l’histoire et les personnages. Cependant par respect pour vous chers lectrices et lecteurs de 37 degrés, je ne puis vous en dire plus. « Rogue One » est un film formidable. Le scénario vous tient jusqu’à la fin. Le montage, la direction de la photographie ainsi la réalisation qui alterne de grands plans fixes (sorte de signature de la marque Star Wars) avec des plans caméra à l’épaule rappelant parfois le soldat Ryan de Spielberg, tous ces éléments donnent à « Rogue One » une dimension à nulle autre pareil pour un film de Science-Fiction.

Même l’acteur américain Mark Hamill (Luke Skywalker) que l’on voit (et l’on reverra c’est sûr) dans le dernier plan du « Réveil de la Force » ne tarit pas d’éloges sur le film réalisé par le britannique Gareth Edwards. Pour l’accompagner dans cette saga, l’acteur Forest Whitaker dans le rôle d’un chef de bande proche de la Rébellion ou encore la jeune actrice Felicity Jones qui habite parfaitement le personnage ambigüe et solitaire de Jyn Erso dont le père est un scientifique de renom de l’Empire. Mais la chose la plus incroyable de ce film est la renaissance de l’acteur, Peter Cushing, décédé il y a 22 ans. En 1977, l’acteur de sa majesté jouait, aux côtés de Sir Alec Guinness (Obiwan Kenobi), le rôle de l’Amiral Tarkin. Mais en 1995, l’acteur du « Chiens des Baskerville (1959) » meurt d’un cancer de la prostate. Avec « Rogue One » et les talents de la société Industry Light & Magic (fondée par Georges Lucas lui – même), Peter Cushing renait de ses cendres. Et c’est un résultat incroyable que je vous laisse découvrir. Et puis, il y a cette toute dernière scène, ce dernier plan du film qui vous atteint comme une flèche quand vous êtes un fan comme moi…

Non, vraiment, ne pas découvrir ou aller voir « Rogue One » serait vraiment un crime de lèse-majesté. Oui, je sais… Je ne suis pas objectif. Mais à quoi bon ! Star Wars, c’est comme un bon vin que l’on aime et qui accompagne toujours un bon rôti… Oui ! Star Wars et « Rogue One » accompagne notre vie de cinéphile et ça, ça fait du bien !!!!

Allez ! chers lectrices et lecteurs de 37 degrés que la force soit avec vous !

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