Scarecrow ou l’habile mélange du blues et du hiphop

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On a profité de la présence de Scarecrow  au festival Les Kampagn’Arts pour aller poser quelques questions à Slim Paul, le chanteur bluesman du groupe au sujet de leur dernier album. Un conseil, suivez bien ce groupe, vous risquez d’en entendre parler…

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A lire également notre article sur la 10e édition du festival Les Kampagn’Arts

37° : Bonjour Slim Paul, votre dernier album commence par une intro qui évoque le porno…

Slim Paul : Elle fait beaucoup causer cette intro. L’album commence par des bruits de pas de femme, on entend des gémissements et elle ouvre la porte. On peut imaginer que soit le mec regarde un porno, soit le mec trompe sa femme. En fait c’est un axe qui amène un problème de couple.

37° : Les femmes sont très présentes sur cet album, pourquoi ce sujet ?

Slim Paul : L’album est arrivé à une période où les deux chanteurs du groupe avaient des choses à dire : sur les femmes, les relations, leur complexité…

37° : Il y a la question des relations hommes-femmes mais par exemple si on prend le titre « Shake it », il y a aussi la place des femmes dans la société.

Slim Paul : « Shake it » c’est l’un des derniers morceaux que l’on a enregistré. On voulait faire un morceau qui fasse danser les gens. Derrière ce refrain qui appelle à « bouger son boule », Adrien (alias Antibiotik) explique dans son rap pourquoi on dit cela. En fait cela renvoie à l’image de la femme dans la société. Une image autant visuelle que sociale puisque la femme ne doit pas vieillir, doit toujours être belle, doit être bonne amante, une bonne mère de famille…

37° : Il y a quelque-chose de revendicatif dans cette chanson que l’on peut retrouver également sur « L’importuné ».

Slim Paul : C’est vrai. L’importuné c’est un peu un cri. J’aime beaucoup ce morceau qui part d’un texte d’Adrien parce qu’il ne donne pas de leçon, c’est juste un gros coup de gueule parce qu’on est dans une société où la culture se doit de plaire, or le propre de l’art c’est de choquer.

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37° : Sur cet album je trouve qu’on perd un peu le côté cajun/Nouvelle-Orléans au profit d’un blues plus marqué rock et plus influencé par la musique de la côte est des Etats-Unis.

Slim Paul : Peut-être oui. Il y a deux trois morceaux où dans le mixage on a en effet pensé à des groupes comme Fugees qui ont pu nous marquer. Par contre quand j’amène le blues j’essaye de faire en sorte qu’il soit puissant et marquant.

37° : En ce moment on entend parler pas mal de Scarecrow. On a vraiment l’impression que le groupe monte petit à petit mais assez sûrement.

Slim Paul : Cela monte depuis deux ou trois ans. On a eu la chance de faire plusieurs dates à l’internationale, dans de gros festivals en Pologne, Hongrie ou Thaïlande. Récemment en Amérique du Nord également. Le côté blues en anglais et rap en français semble plaire à l’étranger et puis on a une bonne équipe autour de nous. Ce n’est pas une grosse prod, c’est un travail en famille et on reste tous humbles mais ambitieux.

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