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Pepiang Toufdy envoie un peu de Tours au Burkina-Faso

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En septembre dernier, Pepiang Toufdy remportait, avec son film « Daymane Tours », la première édition du festival Les Essentiels, organisé par Arcades Institute. Aujourd’hui ce film, entièrement tourné à Tours est sélectionné pour l’édition 2017 du Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) qui se tiendra du 25 février au 04 mars au Burkina-Faso. Rencontre avec ce réalisateur, connu également à Tours par son travail au sein de l’association Prod Cité.

37° : Bonjour Pepiang, en septembre dernier, vous remportiez la première édition du festival Les Essentiels avec votre film « Daymane Tours ». Pouvez-vous nous raconter comment est né ce projet ?

Pepiang Toufdy : Le projet est lié aux Essentiels, un festival créé et organisé par Arcades Institute que je connaissais bien avant ce projet. J’avais déjà pu travailler avec eux dans le cadre de précédents films que j’ai réalisé comme « L’esclavage de Fatou ». Ils avaient bien aimé ce film et les sensibilités que je faisais passer comme réalisateur. Quand ils ont lancé « les Essentiels », ils m’ont confié la lourde tâche de lancer le festival et de réaliser le premier film.

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37° : Parlez-nous de votre film « Daymane Tours ».

Pepiang Toufdy : J’avais déjà une idée du scénario et du message que je voulais transmettre. Je suis parti de l’idée de travailler sur deux chocs culturels de nos sociétés : le sort des personnes âgées et l’immigration afin de confronter ces deux sujets que je trouvais pertinents ensemble, pour en sortir une histoire parlant du décrochage humanitaire entre générations. Aujourd’hui, on laisse trop souvent nos parents et grands parents à l’écart de nos vies. Je voulais ouvrir le débat sur ce sujet sensible qui touche toutes les familles, mais aussi raconter l’histoire des immigrés contraints de partir de chez eux à cause de la guerre notamment.

37° : Racontez-nous l’histoire du film.

Pepiang Toufdy : C’est l’histoire d’Achta, une jeune Soudanaise de 23 ans qui fuit son pays en guerre pour rejoindre l’Europe où elle rencontre une famille tourangelle. Elle se rend compte qu’un lien se créé avec une personne de la famille et naissent des confidences. Quand une personne va dans une maison de retraite, elle va vers l’inconnue. Rapprocher ces deux personnes est très forte.

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37° : Remporter la première édition du festival Les Essentiels, c’est une fierté pour vous ?

Pepiang Toufdy : Remporter la première édition avec Coline Serreau comme présidente est évidemment une reconnaissance. Je suis fier de défendre ce projet parce que c’est le cinéma que j’aime. En plus, tourner avec des comédiens comme Philippe du Janerand, Céline Vitcoq, Agnès Soral, Manda Touré, diriger ce monde sur un plateau, c’est un véritable privilège.

37° : La suite c’est quoi, proposer le film et le faire tourner dans des festivals ?

Pepiang Toufdy : Oui, on attend actuellement plusieurs réponses de festivals. On a déjà eu une bonne nouvelle puisque « Daymane Tours » est sélectionné pour la prochaine édition du Fespaco, le festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, qui se tiendra du 25 février au 04 Mars 2017.

37° : A Tours, outre votre casquette de réalisateur, on vous connaît également pour vos activités au sein de l’association Prod Cité qui organise notamment le festival Imag’In. Pouvez-vous nous parler en deux mots de l’association ?

Pepiang Toufdy : Prod Cité, c’est une association où je suis depuis sa création. C’est une association tournée vers les Tourangeaux et les quartiers populaires. Nous faisons beaucoup d’accompagnement à l’année et avons notamment deux projets phares : Wanted TV, une émission diffusée sur TV Tours réalisée par des jeunes de différents quartiers de Tours que l’on accompagne et qui est construite autour d’une ligne éditoriale : « Vivre ensemble dans la diversité ».

L’autre grand projet est le festival Imag’In, dont ce sera la 9e édition en 2017. C’est un festival qui a commencé par le Bateau Ivre, puis on a été à Amboise, au Temps Machine, au Nouvel Atrium… Mais au fur et à mesure on s’est rendu compte qu’on avait besoin d’investir un lieu précis permettant au festival d’être gratuit et accessible. C’est pourquoi depuis trois ans on investit la place Saint Paul du Sanitas. Aujourd’hui, nous sommes les seuls à proposer un festival gratuit et accessible en plein cœur de Tours.

37° : Vous préparez certainement déjà la prochaine édition ?

Pepiang Toufdy : Oui, elle aura lieu les 08 et 09 septembre prochains. On a déjà lancé les candidatures au tremplin pour les groupes locaux. Il y aura deux scènes, une grande et une plus petite pour pouvoir proposer tous styles et tous niveaux, ainsi que des stands pour nos différents partenaires culturels et associatifs.

Un degré en plus :

> A noter que dans le cadre de la deuxième édition du  festival Les Essentiels, les candidats peuvent envoyer leur scénario. Un comité de lecture sélectionnera ceux qui réaliseront les court-métrages de cette deuxième saison. Toutes les infos sur le site du festival.

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