Culture

Mitterrand-Kohl : l’œuvre de Michel Audiard au musée du Louvre

Ce mercredi 26 octobre commence une exposition sur l’ancien président de la République, François Mitterrand. Pour fêter le centenaire de sa naissance, la fondation éponyme qui perpétue la mémoire de celui qui fut le pensionnaire de l’Elysée de 1981 à 1995, investit les salles du musée du Louvre. Parmi les souvenirs et œuvres, une sculpture de l’artiste tourangeau, Michel Audiard.

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Elle n’existe qu’en un seul exemplaire et pourtant cette œuvre risque de faire parler d’elle. Celle qui trône déjà dans une vitrine sécurisée du plus beau musée du monde vient de Touraine. Pour célébrer le centenaire de François Mitterrand, le musée du Louvre a ouvert ses portes au président disparu il y a plus de vingt ans.

C’est sur l’initiative du collectionneur, un ancien élu socialiste, qui a en sa possession cet exemplaire unique que la sculpture de Michel Audiard s’est retrouvée dans l’exposition du Louvre. Pour l’artiste tourangeau interrogé par 37 degrés, la conception de cette œuvre qui a deux ans n’est pas un geste politique. « J’ai voulu réaliser une œuvre symbolique. J’ai trois images fortes dans la tête, celle de De Gaulle seul sur la plage en 1969, celle de Rostropovitch jouant du violoncelle devant le mur de Berlin et enfin Mitterrand tenant la main d’Helmut Kohl pour symboliser la réconciliation franco-allemande à Verdun ». Le père de Michel Audiard a connu le premier conflit mondial, marqué par la boucherie des tranchées, Michel Audiard a voulu, à sa manière, saluer cette réconciliation entre les deux pays. « La notion de symbole est très forte dans cette œuvre !… C’est vraiment ce que je recherchais… ».

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Alors quand on demande au sculpteur s’il aimerait reproduire cette œuvre, il ne cache pas son engouement : « Si on me demande d’autres exemplaires, cela voudra dire que le message est passé… ». Pour celui qui dit être heureux d’être exposé de son vivant au musée du Louvre, non sans une certaine ironie, il reste aussi l’envie affichée de réaliser l’œuvre de manière monumentale. « La sculpture exposée est à l’origine une maquette pour une œuvre qui devrait mesurer 2 mètres 40 ».

Il y a quelques mois des contacts ont été pris avec la Mairie de Paris. A n’en pas douter, la sculpture de Michel Audiard trouvera son succès auprès des nostalgiques de l’ancien président socialiste qui arpenteront les salles du musée parisien. Au-delà du symbole qu’a voulu Michel Audiard, c’est bien aussi celui de la fraternité entre les peuples. Des peuples pour qui la guerre fut un élément commun pendant près de soixante ans. La main dans la main de Mitterrand-Kohl fut incontestablement l’une des images les plus fortes de la fin du XXème siècle.

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