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Les belles rencontres du festival Désir Désirs

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Le festival Désir Désirs se déroule depuis mercredi dernier et se terminera demain soir par la traditionnelle soirée de clôture. Un festival cinématographique mais également humain, avec de belles rencontres proposées.

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Et avec un thème autour du « haram », l’interdit en arabe, les rencontres s’annonçaient passionnantes. Avec cette double thématique sur le désir et l’interdit, elles étaient d’autant plus passionnantes et fortes quand ces rencontres ont été portées par des femmes comme vendredi, à la médiathèque La Canopée à Azay-le-Rideau, où Leïla Slimani, prix Goncourt 2016 pour son roman « Chanson douce » a pu rencontrer un public venu nombreux et échanger avec lui avec franchise sur l’hypocrisie des sociétés maghrébines sur les questions liées à la sexualité et au désir.

Le lendemain c’est à la bibliothèque des Cinémas Studio, pleine elle-aussi, que le public était invité à échanger avec Rita El Khayat. Ecrivaine, psychiatre, nommée en 2008 au prix Nobel de la Paix, cette femme de lettres, auteure de multiples ouvrages dont le roman « La Liaison ». Avec force, détermination et sans jugements, Rita El Khayat a évoqué le poids des sociétés musulmanes, dans la construction personnelle des individus, du tabou autour du désir et de la sexualité, notamment féminine, de la pression d’une société patriarcale… Une pression qu’elle-même a ressenti en sortant « La Liaison » en 1995, un roman jugé pornographique au Maroc, sous pseudonyme. Un pseudonymat, pour ne pas blesser « ses frères et ses proches, pour ne pas leur faire honte » explique-t-elle. Un roman, qu’elle ressortira finalement 10 ans plus tard sous son vrai nom, brisant ainsi quelque part, l’ « haram ».

De belles rencontres pour cette édition 2017, comme à l’accoutumée, riche en enseignements, que ce soit au niveau de ces temps d’échanges qu’au niveau des projections de la quinzaine de films diffusés. Désir Désirs, c’est un « festival sociétal qui interroge » clament à chaque édition les organisateurs. Cette édition 2017 en est un bon exemple et en prime un bon cru en terme de fréquentation et de retours du publics. Dernier acte ce mardi, pour la soirée de clôture.

Un degré en plus :

> Le site du festival : www.festival-desirdesirs.com

> Ce Désir Désirs 2017 se poursuit néanmoins à la galerie Eternal Network, dans un des octrois de la place Choiseul, avec l’exposition Bed Works de Soufiane Ababri qui s’y tient jusqu’au 12 mars.

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