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Le Reggae Temple prend possession d’Issoudun le week-end prochain

Ce week-end les amateurs de reggae ont rendez-vous à quelques encablures de la Touraine. Pour la 6e année, le festival Reggae Temple revient en effet à Issoudun. Un événement qui a su trouver ses marques et imposer sa présence depuis dans la ville berrichonne, grâce au travail mené par l’association Tonnerre Productions et son directeur Joffrey Dériaud. Rencontre.

Salut Joffrey, le festival Issoudun Reggae Temple approche à grands pas maintenant. Comment s’est déroulée la préparation ?

Joffrey Dériaud : Oui, là, on est dans les derniers préparatifs.

Qu’est-ce qui va changer par rapport aux années précédentes ?

Joffrey Dériaud : On a cherché à travailler à améliorer le confort du public notamment. Cette année il y aura plus de gradins, une plateforme aux personnes à mobilité réduite également. Côté programmation, ce sera peut-être un peu plus pointu que l’an dernier, mais avec de beaux groupes comme Groundation ou Pierpoljak.

Il y a quelques semaines vous avez dû géré l’annulation de votre tête d’affiche Jimmy Cliff, je suppose que cela n’a pas été simple.

Joffrey Dériaud : Quand on organise un festival il faut se préparer à tous types d’imprévus et organiser des changements éventuels dans de bonnes conditions. Dans ce cas précis, l’important est que malgré la déception, nous avons réussi à trouver un groupe à la place, à savoir Raggasonic, ce qui fera plaisir à toute une partie du public qui a grandi avec ce groupe mythique.

Vous avez revu votre grille de tarifs du coup.

Joffrey Dériaud : On organise ce festival pour les fans de musique, il fallait donc être honnêtes avec le public. Quelque-part cela permet de faire un festival un peu plus en accord avec notre vision et des tarifs plus abordables, même si c’était une belle opportunité de pouvoir faire venir Jimmy Cliff.

Cela a-t-il eu un impact sur les réservations justement ?

Joffrey Dériaud : Les gens achètent de plus en plus au dernier moment, c’est donc difficile de savoir. La seule tendance que l’on a c’est que cette année ce n’est facile pour aucun festival à ce niveau.

Le festival Issoudun Reggae Temple est plutôt bien identifié maintenant, c’est quelque-chose qui joue en votre faveur.

Joffrey Dériaud : On est bien identifiés par le public et les professionnels et bien placés sur la carte des festivals reggae en France oui. Après on reste sur une petite jauge, avec maximum 2500 personnes le samedi soir. On est un festival d’automne, cela nous démarque aussi, même si du coup cela oblige de travailler différemment parce qu’on n’a pas les mêmes moyens que les gros festivals d’été.

Vous êtes aidés par les collectivités territoriales ?

Joffrey Dériaud : On est bien identifiés des collectivités oui et on a notamment un soutien financier et logistique de la ville d’Issoudun qui a compris l’importance d’un tel événement pour une ville comme cela.

Il y a deux ans, tu avais poussé un coup de gueule contre les contrôles des forces de l’ordre à la sortie du festival. Les relations se sont-elles apaisées depuis ?

Joffrey Dériaud : On a discuté avec la Préfecture oui. On a dit ce qu’on avait à dire et on travaille avec eux. Il y a par exemple un village prévention qui est géré avec les services de l’Etat. On est pas contre les contrôles, et on invite les festivaliers à être responsables, mais il y a deux ans c’était excessif. On était en même temps dans l’après Bataclan, c’était une situation particulière.

Toutes les infos sur le site de l’Issoudun Reggae Temple

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