Culture

Le clip de la semaine : « Windows » de Astray Astronauts

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux et en extirpons un clip. Cette semaine découvrez Windows de Astray Astronauts.

C’est peu souvent qu’on a le plaisir de vous présenter un nouveau groupe. Avec le clip de Windows, Astray Astronauts fait son entrée sur la scène tourangelle. Le morceau file à cent à l’heure, comme une décharge électrique. Toutes guitares dehors, le projet propose un son comme on en n’avait plus entendu depuis la fin des années 2000. Des artistes de « punk-rock-stadium » à la Green Day ou Blink 182 reviennent à nos mémoires. Autant de groupes (américains, évidemment) qui ont laissé des traces indélébiles chez les membres d’Astray Astronauts.

« Nous sommes tous des anciens lycéens qui faisaient du skate », rapporte Pierre en souriant. Il campe le poste de guitariste dans la formation. Le tourangeau est un ancien membre du duo de pop française Minou. Mais Astray Astronauts fait plutôt écho à son premier groupe The Surgeries. Avec ce projet de power-rock, Pierre parcourait la France il y a déjà 10 ans.

C’est à cette époque, alors âgé d’une vingtaine d’année, qu’il rencontre Clément Horvath, le chanteur d’Astray Astronauts. Lui est membre de Holding Sand, une formation de post-hardcore tourangelle. Après avoir crée un duo de folk, les amis se perdent de vue. Lorsqu’ils se retrouvent fin 2018, l’envie de travailler ensemble les saisit de nouveau. Cette fois, c’est autour de leur premier amour : le « gros » son américain. Pierre compose, Clément écrit les textes et très vite deux morceaux apparaissent sur Soundcloud.

Si le groupe travaille sur un disque, il n’y a qu’une chose qui les anime vraiment : retourner des scènes, sauter partout et faire voler les guitares. Ils proposent à Vincent Bonny et Jérémy Chanal, des membres du groupe It Started At The Gym, de les rejoindre. Pour eux, faire du rock c’est comme parler une langue maternelle. « On connait ces codes par cœur, explique Pierre. Quand on répète, les breaks se placent instinctivement. C’est très naturel pour nous de faire sonner ce genre de musique ».

C’est donc spontanément qu’ils choisissent de s’illustrer en live lorsque vient le moment de tourner un premier clip. Pour capter leur énergie débordante, ils font appel à Yannis Pachaud. On reconnaît la patte du vidéaste (dont on vous parle souvent), que ce soit grâce à la lumière ou aux mouvements précis et dynamiques de la caméra. Le clip de Windows fait d’ailleurs penser à d’autres de ses réalisations comme celle-ci, captée au Nadir à Bourges pour Chevalien. Cette fois-ci le tournage a lieu à Saint-Pierre des Corps, au Rexy. Cet ancien cinéma est aujourd’hui converti en espace de résidence pour artistes. « C’est un genre de grand espace noir dans lequel on peut imaginer un peu ce qu’on veut », explique Pierre. Le groupe travaille déjà sur un nouveau clip pour le morceau Shit Happens. C’est Clément, le chanteur du groupe, qui se chargera de la réalisation. En attendant de le découvrir à l’image, le titre sera disponible le 31 janvier, date à laquelle le groupe sortira son premier EP : « Let’s get the hell outta here ».

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