Culture

Le clip de la semaine «Whimpers & screams» de Holding Sand

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

«Whimpers & screams» de Holding Sand

Bruyante absence

Même si l’album «A life worth memoirs» commence à dater un peu (le 23 février 2015 pour être précis), on ne s’en est toujours pas lassé et Holding Sand, bien que très suivi par un nombre de fans assez conséquent, mériterait vraiment de passer à l’étape supérieure : être reconnu par le grand public tourangeau. Bon, on va sûrement nous dire que le «post-hardcore» n’est pas forcément le truc que tu passes en famille pendant ton poulet du dimanche et que quand on voit la queue qu’il y avait récemment devant le Vinci pour le concert de Tal, il y a du pain sur la planche, mais quand même, on pense qu’il y a un gros coup à jouer.

Bref, côté son, ça arrache quoi, mais c’est quand même super mélodieux et très bien écrit, en plus d’être produit avec soin. Une intro puissante mais qui installe une

ambiance guitaresque plutôt tranquille. Le mur de son ne tarde pas, soutenant une voix tantôt haut-perchée et fluide, tantôt marécageuse et léonine. Ce contraste permanent entre douceur mélancolique et fureur incontrôlable est bien la marque de fabrique de Holding Sand, son chanteur changeant radicalement d’humeur parfois d’une mesure à l’autre, sans crier gare. «Whimpers and screams» pourrait presque être qualifiée de power pop, un peu noisy certes, mais beaucoup plus flamboyante et accessible que Hell-Bent par exemple.

Côté images on alterne entre le groupe qui joue dans une maison de campagne qui n’a sans doute rien demandé à personne pour recevoir un tel déluge de décibels et l’errance d’un mec, probablement dans les autres pièces de la même maison (mais là on extrapole), qui s’est fait larguer par sa femme, visiblement récemment. Femme qui a embarqué leur enfant aussi, mais a eu la délicatesse de laisser la lampe «lapin» dans la chambre, quand même. Quand le papa esseulé retrouve un doudou sous un lit, on se dit que la condition humaine c’est potentiellement de la merde et qu’il y a de quoi être très triste, mais «Whimpers and screams» penche plutôt du côté «screams» et renvoie davantage vers l’option «gros bouillonnement de l’intérieur» que vers la ballade déprimante. C’est un choix. Bon et en plus si quand tu retournes dans ton salon il y a Holding Sand qui joue rien que pour toi, il y a de quoi avoir foi en l’avenir finalement.

Un degré en plus

> Le Facebook de Holding Sand sur lequel le 5 avril dernier le groupe annonce l’écriture de trois nouveaux titres. Bon par contre aucune date de concert annoncée…

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