Culture

Le clip de la semaine : «Stop the Machine» de How Low?

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

«Stop the Machine» de How Low?

Peignoisy : nm. contraction de peignoir et de noisy.

 

Même si ce groupe est proche de nous, son son est lointain, comme tout entier enfermé dans une grosse chambre d’écho. Ses guitares font du bruit, mais pas toujours, c’est beau, c’est brut, c’est bon et ça fait penser à plein de petits groupes anglais ou néo-zélandais (oui, oui, néo-zélandais) qu’on adore depuis qu’on a l’âge d’écouter des disques tout seul. Pour ne citer qu’une seule référence – parce qu’on commence à fatiguer avec ce manque de lumière et de légèreté ambiante – ça nous fait penser à certains groupes aussi talentueux qu’obscurs du feu label Sarah Records. 

 

Pour le chant, on évolue dans le côté obscur à la Jesus and Mary Chain, ce machin lancinant et faussement désinvolte qui sait si bien contraster avec l’énervement manifeste des riffs de guitares qui, dépités de ne pas réussir à emmener leur chanteur dans leur trip finissent par capituler et débrancher la distorsion pour se faire tout chats et passer sur la fin du mode garage au mode pop-rock indé.

 

Bon, bah puisque c’est un clip, il faut qu’on vous cause un peu des images et là c’est du grand n’importe quoi. Un concept tout à fait nouveau : le petit déjeuner fragmenté où chaque membre du groupe arbore une palette de sales gueules mal réveillées en se partageant différents aliments (doughnut, pain au chocolat, jus d’orange, thé, café, céréales, clémentine – on voit tout de suite l’énorme boulot de l’accessoiriste)… Le tout sous l’œil d’une plante verte totalement impassible (jusqu’au moment où un hurluberlu passe derrière pour faire le fauve-tapi-prêt-bondir).

 

Une fois les estomacs vaguement remplis, les 4 compères prennent leurs instruments respectifs et là, horreur : ni basse, ni guitare ne sont branchés ! Crédibilité du groupe : zéro. Comme si on allait croire naïvement que ça fonctionne, un instrument électrique pas branché ! Cerise sur le gâteau : le chanteur n’a même pas pris la peine de s’habiller. Il est en peignoir éponge bleu ! Non, mais, allo, quoi ?!

 

Bref, on trouve ça super bien et on veut les voir sur scène de toute urgence, mais on ne trouve pas de date. L’album, lui, est en cours d’enregistrement et annoncé pour 2016. Peignoir ou pas, on va suivre ça de très près.

 

Un degré en plus

 

how low
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