Culture

Le clip de la semaine : «Love 2.0» de Comett

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

«Love 2.0» de Comett

Enfin (le tube de) l’été !

Il y a toujours des choses inexpliquées dans la vie des journalistes. Quand on tape «Comett» dans le moteur de recherche interne de 37 degrés, on réalise qu’en 20 mois on n’a jamais cité ne serait-ce qu’une seule petite fois – alors qu’on le suit avec beaucoup d’intérêt – ce groupe tourangeau-parigot aussi discret que précieux. Voilà cet oubli réparé à l’occasion de la sortie ce beau single estival qui s’éloigne légèrement des sonorités de l’excellent premier album «My reality is your fiction» sorti en octobre 2014.

Même si on retrouve ce petit côté Placebo dans les envolées de guitares saturées sur fond de rythmique électro (le refrain impeccable «I don’t fit with love» qui contribue à faire de ce titre un potentiel classique), on entre dans un univers plus suave et lumineux et un peu moins mélancolique, une sorte de Depeche Mode passé à la moulinette Sapiens Sapiens, avec quelques accords de piano et une nappe de synthé qui fait parfois flirter le tout avec une envie de dancefloor apaisé, à la sauce New Order, voire Ibiza, les BPM s’affolant quand même un peu.
Côté chant, on oscille entre français et anglais avec pas mal de réussite, l’alternance et l’intégralité des paroles étant d’ailleurs diffusées dans l’écran du clip, si tu veux chanter avec eux, tu peux. Même si Comett joue assez loin des codes de la pop française un peu dandy, mais plutôt dans une tradition britannique, on peut quand même oser un rapprochement avec le single «Automne» d’un autre groupe local, Ephèbe
Visuellement, on entre d’emblée dans la cabine de pilotage d’un vaisseau spatial et on passera le reste du clip comme ça, dans la peau d’un Actarus tristounet qui tente de noyer son inconstance sentimentale et son impossibilité d’aimer dans une petite balade au milieu des astéroïdes et des pluies d’étoiles (on se console comme on peut). «J’ai sûrement besoin d’un reboot, d’un reset, de déconnecter» se lamente le sombre héros de cette odyssée mouvementée. Vue la montée en puissance de leur son et de leurs compositions, Comett, eux, n’ont visiblement pas besoin de tout ça : ils sont clairement sur orbite.

Un degré en plus
> Clip réalisé par Romain Wagner

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