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Le clip de la semaine «Have you seen our son?» de 49 Swimming Pools

Chaque vendredi nous plongeons nos mains de gourmands dans l’inépuisable réserve de groupes tourangeaux talentueux et nous en extirpons un clip rien que pour vous.

«Have you seen our son?» de 49 Swimming Pools

 De la Touraine de 2017 à l’Amérique des années 1930

Charité bien ordonnée commence par soi-même : il y a trois ans, quelques jours après le lancement de 37 degrés, nous lancions en quelques lignes ce qui allait rapidement devenir ce rendez-vous musical et visuel avec nos lecteurs : le «Clip de la semaine», dédié aux productions vidéo des groupes locaux. Et nous inaugurions la chose avec un groupe tourangeau mythique, 49 Swimming Pools et son clip «I’m the driver». Nous nous souhaitons donc un bon anniversaire !

Depuis le temps, pas mal d’eau douce a coulé sous le Pont Wilson et 49 Swimming Pools continuent leur périple avec la sortie imminente de leur 4e album (« How The Wild Calls to Me» chez Elap/DifferAnt). Dur de présenter ce groupe sans partir dans un long historique de la scène tourangelle, en versant au passage une larme de quadragénaire nostalgique à l’évocation du sublime premier album de Chelsea «Réservé aux clients de l’établissement» (1991), et sans évoquer le légendaire Fabien Tessier, dont le journaliste Pierre Calmeilles dressait récemment le portrait dans la NR.

Nous nous contenterons donc d’évoquer le présent avec cette chanson et ce clip, et l’avenir avec ce nouvel album, une création scénique au Cent-Quatre à Paris (déjà jouée en avant-première en février dernier) et un documentaire à paraître en 2018. Le pitch : la disparition mystérieuse d’un aventurier américain de 20 ans – Everett Ruess – dans l’Utah en novembre 1934.

«Have you seen our son?» lance ainsi le sujet par cette interpellation parentale qui finit par tourner en incantation obsédante, composant une ballade évoquant une sorte de road movie rythmé et joyeux. Entre pop-rock, songwriting et country, le son typique de 49 Swimming Pools trouve ici son chemin avec grâce et naturel, entre la chaleur festive de Sufjan Stevens et la mélancolie latente des dieux Go-Betweens.

Côté images, on assiste fascinés à une sorte de diaporama constitué d’images d’archives et récentes de paysages lunaires et fantômatiques, tantôt flous et en noir et blanc, tantôt colorés et baignés de lumière. Une introduction classe et documentée à l’univers littéraire, historique et géographique très particulier de ce nouveau projet artistique global atypique.

Un degré en plus

> La page Facebook de 49 Swimming Pools

> L’album, dont la pochette est signée Pascal Blua, sera disponible en CD, vinyle et digital :

> Retrouvez toute la collec des clips de la semaine en cliquant ici.

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