Culture

« La Femme » au Temps Machine : Psycho Tropical Tours !

Le groupe Electro Pop Rock a posé ses synthés ce vendredi au Temps Machine. Apparu sur la scène française au printemps 2013 avec un premier album très réussi, les six de «La Femme » débutent cet automne une tournée marathon. Forts d’un deuxième opus, « Mystère », Clémence, Sacha, Noé, Sam, Marlon et Lucas ont fait vibré les murs de la salle de l’agglomération tourangelle.

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Il s’en est passé des choses pour le groupe aux influences musicales nombreuses depuis le premier album « Psycho Tropical Berlin » en 2013. Forts d’une victoire de la musique en 2014 dans la catégorie « révélation de l’année », Clémence la chanteuse et ses acolytes psychés sont devenus en deux ans, un groupe adulé et observé par le monde musical.

Il y a quelques jours, le groupe électro aux mélodies rappelant Jacno ou The Cure et aux notes nous ramenant aux bruits secs d’un synthé des années 80 entendu dans Taxi Girl, avait commencé sa tournée à Zurich, en Suisse. Puis il était dit que le premier concert de la virée françaises des six serait à Joué-lès-Tours au Temps Machine. Un tour de chauffe donc pour ces Français qui dans quelques semaines vont faire la première partie des Red Hot Chili Peppers à Paris. Une tournée qui les conduira dans tous les coins de France mais aussi à Londres, Bruxelles et Lausanne avec comme point d’orgue, le 27 janvier 2017 au Zénith de Paris.

Complet depuis plus de deux mois, le concert au Temps Machine était attendu. Les premières notes nous font tout de suite voyager. Le son de «La Femme » est déjà une marque de fabrique, une empreinte reconnue. Dans le public, toutes les générations, ados et quinqua, balançant épaules et hanches aux rythmes des trois claviers synthétiseurs, d’une b-box, d’une guitare électrique et d’une batterie.

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Tout au long du concert, une forme d’onirisme envoûte la salle. Au fond de la scène, un batteur sans visage donne le rythme. Le pied sur la pédale de la grosse caisse de sa batterie, Noé fait vivre son instrument omniprésent dans ce live. Face au public, des rampes de spots nous tirent dessus comme des flashs d’appareils photos. Autour, des mélodies sourdes, des claviers nous guident dans cet univers particulier. En milieu de concert, un instrument impromptu s’invite à leurs côtés. Un accordéon vient nous rappeler que leur musique accueille tous les sons du moment et la magie opère. Puis, il y a Clémence, la chanteuse au clavier rencontrée par les garçons du groupe sur Internet. Aux bouts de ses doigts, une sensualité froide mais qui enivre. Dommage que la voix soit parfois faible. A côté d’elle, Marlon le blond de la bande, alterne sa voix avec la sienne. Rapidement torse nu, le chanteur de « La Femme » ne tient pas en place. N’hésitant pas à prendre son clavier dans ses bras pour narguer un premier rang de ses déambulations.

Malgré la proposition de voyage que nous offrait ce groupe à l’avenir prometteur, on sentait néanmoins une retenue d’une partie de public. Un peu comme si une attente des adorateurs de « La Femme » n’était pas satisfaite. Avec plus de 105 décibels en moyenne par morceau, la musique paraissait trop forte, empêchant les uns et les autres à pénétrer l’univers de « la Femme ». Les voix de Marlon et Clémence étaient couvertes ou recouvertes de notes trop fortes. Dommage…

Merci à eux d’être venus jusqu’à nous pour nous proposer leur monde cependant. Promis, ce sera mieux la prochaine fois. Nous, nous continuerons à faire ce pèlerinage onirique et musical avec eux sur les plate-formes musicales ou dans les enceintes de nos voitures…

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 Crédits photos : Arnaud Roy pour 37°

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