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La belle et Grande douceur musicale de l’année

C’est l’un des groupes locaux qui s’est fait le plus remarquer cette année. Le duo Grande, composé de Chloé et Gabriel, a séduit le public partout où il s’est produit. Par ailleurs, lauréat du dispositif Propul’Son de la Fracama, Grande a également remporté le prix du jury de la Cuvée Scène Locale, dont 37° est co-organisateur. Une belle année 2019 en somme. Cela méritait bien une petite interview. 

Bonjour Grande, vous venez de passer une belle année. 

Chloé : En fait, tout s’est emballé en février 2018, quand on était passé au Temps Machine pour une soirée Tact (ndlr : les soirées réservées aux groupes régionaux) et depuis cela c’est vraiment accéléré oui.

Gabriel : Il y a eu aussi le dispositif Propul’Son de la Fraca-Ma (ndlr : La Fédération Régionale des Acteurs Culturels et Associatifs – Musiques Actuelles) cette année qui a donné un vrai coup de boost au projet.

Etre lauréat Propul’Son cela vous a bien aidé ? 

Gabriel : Oui, déjà cela nous a permis de jouer à Terres du Son, au Printemps de Bourges, ou bientôt aux Rockomotives de Vendôme.

Chloé : Ils font également un réel suivi, dès qu’on a des questions ils prennent du temps pour parler avec nous, pour discuter des problématiques éventuelles. C’est un véritable soutien.

Gabriel : C’est bien d’avoir ce genre d’accompagnement pour comprendre comment le métier de musicien à travers toutes ses facettes fonctionne.

Votre résidence à Oésia l’an dernier, vous a permis de franchir un cap également ? 

Gabriel : C’était notre première résidence dans un lieu professionnel, cela nous a permis de pouvoir de confronter notre musique et notre façon de jouer. On a travaillé avec des metteurs en scène qui nous ont permis d’appréhender et d’interpréter nos personnages. Cela nous a permis d’avancer dans notre projet et de nous ouvrir plein de possibilités.

Chloé : Et également le fait de s’approprier une grande scène, de travailler notre manière de nous comporter en live.

Et au fait comment est né ce projet Grande ? 

Gabriel : Cela faisait un moment que je ne faisais plus de musique et j’avais envie de repartir sur un projet. Nous avons sympathisé avec Chloé par le biais d’amis communs et on s’est lancé.

Chloé : J’avais un projet de musique punk irlandais, « les Flowers » qui s’arrêtait et cette rencontre est bien tombée. J’avais jamais joué avec du chant ou de guitare électrique, il a fallu que l’on s’adapte l’un à l’autre et apprendre à mélanger nos deux influences.

Gabriel : Du coup c’est hyper riche parce que nos influences se marient bien et cela permet de sortir un peu de nos sentiers battus.

Et cela donne un concept original en prime.

Chloé : On espère que le public le voit comme ça en tout cas.

Gabriel : Les instruments qu’on utilise, guitare électrique et violon, on n’est pas les premiers à les mélanger, mais les influences et notre façon d’écrire font que cela sort un peu de ce qui a déjà été fait, même si tout n’est pas forcément original.

Il y a le côté conte musical sur scène qui vous démarque. 

Chloé : C’est quelque chose qu’on avait travaillé lors de la résidence à Oésia mais qui est plus difficile à amener en festival, donc on essaye d’adapter cela selon la date et le public en face.

Gabriel : J’avais fait du théâtre et je trouve ça riche de mélanger cela à la musique pour penser le concert comme un spectacle. Cela aide pour jouer et interagir avec les émotions du public. En plus notre musique a déjà un côté assez narratif, avec des histoires parfois fantastiques. Le violon apporte aussi un aspect assez imagé. Tout cela se prête bien au fait de raconter des histoires je pense.

La suite pour Grande, c’est la sortie d’un disque ? 

Chloé : On a encore quelques dates en fin d’année et après on va sortir un EP oui. On vient de l’enregistrer et il sortira fin janvier début février 2020. On va créer un univers imaginaire et dystopique autour, en essayant de revenir à ce côté conte imaginaire aussi bien dans la musique que dans l’aspect visuel ou dans la scénographie.

Gabriel : Ce sera quelque chose d’assez hybride en effet.

Un article diffusé initialement dans 37°Mag #3, le magazine papier-connecté de 37°, sorti en septembre 2019

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