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José Manuel Cano Lopez garde les Yeux Ouverts

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On avait laissé José Manuel Cano Lopez en décembre dernier, soulagé de voir la Mairie de Tours autoriser une prolongation de sa présence au château du Plessis jusqu’au 31 août 2016. C’est lors d’une conférence de presse ayant pour objet l’avenir de sa compagnie mais aussi celles des artistes associés que nous l’avons retrouvé la semaine dernière. Et si les mois de lutte l’ont marqué, José Manuel Cano Lopez a gardé son verbe haut.

De la lutte passée avec la Mairie de Tours, José Manuel Cano Lopez en retire tout d’abord des enseignements positifs : « Ce conflit a permis de faire comprendre que le projet que nous défendions n’était pas uniquement celui de ma compagnie. Bien avant que cela soit à la mode en cette année Martinienne, le partage a toujours été au cœur de notre projet artistique ». 

« Aller contre le cloisonnement des disciplines »

Si José Manuel Cano Lopez gardait il y a encore peu l’espoir de pouvoir rester au Plessis le temps que sa vente se fasse, sa date de départ est désormais actée et entendue par l’homme de théâtre : « Nous partirons au 31 août prochain comme le souhaite la mairie ». Un départ à la suite duquel la ville de Tours cherchera à mettre en vente ce lieu pour raisons économiques et travaux jugés trop chers. C’est donc avec la certitude qu’il reste six mois avant de devoir déménager que José Manuel Cano Lopez et ses proches ont réfléchi à un nouveau projet artistique afin d’envisager l’avenir. Il en résulte la naissance d’un collectif artistique baptisé YO pour « Yeux Ouverts ». Un collectif regroupant une centaine d’artistes issus de 23 structures différentes que ce soit en théâtre, musique, danse, arts plastiques, arts visuels… Un collectif qui se veut comme une sorte de prolongement à l’entraide mise en place au sein du château du Plessis depuis des années : partage des bureaux, travail et créations en commun… « Le collectif est une suite logique au travail effectué et dans une logique de partage et d’ouverture doit permettre d’aller contre le cloisonnement des disciplines ». Dans ce collectif on retrouve entre autres Padawin, Beat Matazz, Jane is Beautiful, Madera Em, Sapiens Sapiens, la Compagnie 21, la Compagnie Rag Bag, Nep, Guy Delahaye…. Premier exemple du travail mené conjointement, la création « Au milieu des Terres » de Madera Em présentée la semaine dernière. Un concert tout en douceur et où la beauté et l’émotion transmise tiennent autant au talent du duo qu’à la mise en scène de José Manuel Cano Lopez et au travail de mise en lumière réalisé par sa compagnie.

« Profiter à fond de ces murs jusqu’au bout »

A écouter José Manuel Cano Lopez, on comprend que la création du collectif YO est importante à double titre : cela poursuit le travail entamé depuis des années et cela réaffirme l’envergure souhaitée pour son projet artistique : « Notre projet artistique a toujours été d’être au service des autres artistes, c’est au cœur de notre engagement ». Mais que va devenir ce collectif une fois le Plessis quitté ? Pour le directeur de la compagnie Cano Lopez, l’important est dans un premier temps de « profiter à fond de ces murs jusqu’au bout ». Pour cela il envisage une fin de saison culturelle riche et intense avec de nombreux rendez-vous de programmés. Entre temps, les discussions vont continuer avec la mairie de Tours pour qu’une solution soit trouvée : « Nos relations sont professionnelles et pour le moment la ville a tenu tous les engagements qu’elle a pris en décembre dernier. Elle s’était également engagée à nous trouver un lieu de remplacement, nous avons rendez-vous prochainement pour en parler ». Si le directeur du Plessis Théâtre ne place pas comme condition sine qua non le fait d’avoir une salle de spectacles, il place en revanche comme impératif le fait que l’ensemble du projet artistique avec le collectif YO soit pris en compte : « Le lieu doit s’adapter au projet artistique » clame-t-il. Pour cela, il estime ses besoins à deux salles de répétition, un centre de documentation (pour conserver ses archives) et des bureaux. « On va partir en entier, il n’est pas question que nous abandonnions quelque chose en route. Ce serait pourtant simple pour quelqu’un comme moi de finir sa carrière sur un projet plus réduit, de faire le dos rond et d’attendre la retraite tranquillement avec un peu de subventions, mais je ne suis pas comme cela » prévient-il.

En parlant de subventions, José Manuel Cano Lopez attend avec impatience le prochain Conseil Municipal : « En deux ans nous avons perdu plus de la moitié de nos subventions. Cette année, le maire de Tours a annoncé qu’il y aurait une baisse générale de l’ordre de 3%, j’espère que ce ne sera pas plus pour nous » explique-t-il avant de conclure malicieusement : « Quand on voit ce qui va être dépensé pour Saint-Martin cette année, il y a de l’argent pour la culture contrairement à ce qu’on entend. C’est une question de choix politiques ».

Un degré en plus :

L’interview de José Manuel Cano Lopez réalisée par Xavier Selva :

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