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Jazz à Tours, une école pour apprendre le métier de musicien

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Tout le mois d’août nous vous proposons un best-of des articles publiés depuis le lancement de 37° en septembre dernier. Aujourd’hui redécouvrez l’école Jazz à Tours dans cet article publié initialement en juin 2015.

La musique est souvent une affaire de passion, un virus attrapé petit ou plus grand qui régit une partie de sa vie. Dans le lot de millions de musiciens amateurs, certains rêvent de pouvoir en vivre d’une manière ou d’une autre, mais comme toute activité artistique, le chemin est souvent tortueux et compliqué. Par chance, à Tours plusieurs structures de formations existent, que ce soit le conservatoire, Tous en Scène ou encore Jazz à Tours. Des structures qui tentent de répondre à la problématique de la professionnalisation des musiciens. Du côte de Jazz à Tours, fort de plus de trente années d’expérience, l’école connaît une réputation dépassant le cadre de bords de Loire.

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Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, Jazz à Tours est une école associative privée pour musiciens amateurs et en formation professionnelle, axée sur le jazz mais aussi sur les musiques actuelles amplifiées. Forte d’une capacité d’accueil d’environ 400 élèves par an, dont 120 en formation professionnelle, Jazz à Tours est devenue au fil des ans, un acteur incontournable du milieu à Tours.

La problématique de la formation professionnelle

Au delà d’une simple école de musique, Jazz à Tours entend remplir un rôle dans l’accompagnement professionnel. Pour Jérôme Preus, en charge de la communication au sein de l’école, l’accompagnement dans la vie professionnelle est un axe important pour toute structure formatrice : « Nous sommes conscients des réalités du secteur et du terrain, notre rôle est de le montrer à nos élèves ». En effet si l’essentiel reste pour un musicien de maîtriser son instrument, aujourd’hui pour pouvoir vivre de sa passion ,ce dernier doit bien souvent avoir d’autres bagages, faisant de lui un véritable couteau suisse. Ce constat est entièrement incorporé aux formations proposées par Jazz à Tours nous explique Jérôme Preus : « Jazz à Tours met vraiment l’accent sur l’accompagnement dans la vie professionnelle. Les musiciens vont bien sûr apprendre à faire de la musique, se perfectionner sur leur instrument, apprendre à jouer en groupe, intégrer la théorie musicale, etc. Mais nous avons aussi intégré d’autres aspects du métier en proposant des cours sur l’auto-production, des stages sur l’environnement socio-économique du musicien, ou sur la communication et la méthodologie de projet ».

Dans les faits, l’école propose plusieurs formations réparties entre les pôles jazz et musiques actuelles amplifiées (MAA).

  • Le « Pôle Jazz » qui intègre trois formations diplômantes :

– Le Parcours Brevet. Nouveauté 2015 qui remplace le cycle intensif. L’épine dorsale des formations nous explique-t-on, avec un tronc commun et des options à la carte. Ce parcours est un prélude vers les suivants :

– Le Parcours MIMA (musiciens interprètes musiques amplifiées) d’une durée de deux ans

– Le Parcours DEM (Diplôme des écoles musicales) dernier niveau des formations proposées. Parcours d’une durée de deux ans.

  • Le « Pôle MAA » avec deux formations diplômantes :

– Le Parcours Brevet. Comme pour le pôle jazz, il remplace le cycle intensif et a les mêmes particularités. Parcours d’une durée d’un an.

– Le Parcours MIMA (musiciens interprètes musiques amplifiées) d’une durée de deux ans.

Grâce à un partenariat avec l’université François Rabelais, Jazz à Tours propose également une licence en musicologie « Jazz et musiques actuelles amplifiées ».

Côté financement, pour un parcours brevet, il en coutera environ 2500 euros à l’année à l’élève, tandis que les parcours Mima sont des formations de deux ans qui concernent 20 élèves par an, (10 en pôle jazz et 10 en pôle MAA), financées entièrement par la région Centre Val-de-Loire.

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Qu’en pensent les élèves ?

Du côté des élèves ou anciens élèves de Jazz à Tours rencontrés, tous évoquent une expérience positive dans l’ensemble. Parmi les points positifs relevés reviennent régulièrement, la qualité des enseignements mais aussi l’importance de l’humain et des rencontres faites.

Des rencontres qui conduisent parfois à des rapprochements et à l’émergence de groupes estampillés « Jazz à Tours », comme pour Assad, dont 4 des 5 membres finissent actuellement leur formation au sein de l’école. Pour Vincent et Alexandre, respectivement contrebassiste et chanteur dans ce groupe, « Assad n’est pas un projet directement lié à l’école, mais être ensemble à Jazz à Tours nous a aidé parce qu’on était dans la même dynamique. De plus à l’école on a eu accès à des salles, du matériel… ». Un apport essentiel pour tout groupe débutant ou non et qui a permis à Assad de travailler sereinement. Un travail récompensé par une sélection au dispositif Téléscope de l’école qui ouvre notamment aux groupes sélectionnés une date au Temps Machine mais aussi sur le festival Terres du Son.

Parmi les groupes formés au sein de l’école, notons également Mopa, dont les membres sont tous issus du même atelier de Jazz à Tours ou encore les Groove Catchers sortis de l’école il y a quatre ans et qui depuis se sont faits une renommée intéressante. Pour Antoine Guillemette, membre de ce dernier groupe, ayant travaillé par ailleurs avec Ibrahim Malouf notamment, Jazz à Tours propose « une excellente approche du métier parce qu’ils proposent différents modules comme « Comment fonctionne l’intermittence », « les droits à la Sacem », etc… ». Autant d’apprentissages comme outils indispensables à tout musicien souhaitant vivre de sa musique. « Ils donnent les bases pour percer. Avec les Groove Catchers on a eu la chance en plus de gagner le projet Jazz Emergence. Sur un an ils nous ont suivi, nous ont permis d’avoir des dates un peu partout. Cela nous a mis bien mis dedans pour débuter ».  Même son de cloche chez Vincent du groupe ASSAD pour qui « Jazz à Tours te donne des pistes, des clés pour pouvoir accéder à ce que tu veux, mais il n’y a que toi qui peut franchir le pas ».

Malgré « 90% de temps consacrés à la pratique des instruments » nous racontent nos interlocuteurs, la force de Jazz à Tours serait ainsi l’ouverture qu’elle propose vers l’ensemble du métier de musicien. Pour Jérôme Preus, « Notre rôle est de préparer les élèves à cette confrontation avec la réalité du secteur et de les accompagner du mieux que l’on peut dans cette insertion professionnelle ». Dans les chiffres Jazz à Tours n’a pas à rougir de cette insertion professionnelle avec 93 % des élèves sortis de l’école ayant un groupe et 66 % vivant de la musique, que ce soit en tant que musicien ou enseignant.

Du côté de Théo qui finit sa première année du parcours MIMA en musiques actuelles (et part ailleurs batteur dans le groupe Doclap), ce dernier retient aussi l’apprentissage de la rigueur du métier : « On apprend à être rigoureux, on travaille beaucoup et on perfectionne nos instruments. En fait quand on arrive à l’école, il y a une remise en cause de nos acquis, parce que l’on croise des musiciens doués. On prend une belle leçon d’humilité ». Comme les autres élèves de l’école, les relations humaines reviennent également dans la discussion. Pour ce dernier, qui avait créé avec son frère le groupe Doclap peu de temps avant d’intégrer Jazz à Tours, c’est par le biais d’un atelier commun qu’il a rencontré Julie, qui deviendra par la suite chanteuse dans Doclap. Un groupe lui aussi sélectionné par le dispositif Téléscope et qui se produira lors du prochain Terres du Son.

Les relations humaines et le réseau créé grâce à l’école seraient ainsi une force de Jazz à Tours comme le raconte Alexandre du groupe Assad : « En entrant à Jazz à Tours je n’avais pas d’objectif clair, mais là en y sortant, je me dis qu’il faut rencontrer un maximum de musiciens qui peuvent partager cette passion avec toi. C’est ça le plus de Jazz à Tours, cela favorise la rencontre de musiciens. Même s’ils ont pas le même univers que toi, ce n’est pas grave, dans la musique ce qui est important c’est le partage ».

Pour Julie de Doclap, ancienne circassienne ayant notamment participé aux spectacles de la famille Moralès, « l’école est un plus pour la professionnalisation, même si dans la musique c’est beaucoup d’humain, de réseaux. L’école permet de faire des rencontres en plus des acquis techniques que l’on obtient, c’est en cela qu’elle est complète ». Comme pour les autres musiciens passés par Jazz à Tours, cette dernière avoue être entrée à Jazz à Tours plutôt qu’une autre structure par le biais du bouche à oreilles : « Pas mal de copains m’avaient parlé en bien de Jazz à Tours. Je savais que c’était une école qui avait bonne réputation ».

Aujourd’hui Julie comme d’autres, recommanderait sans problème à son tour les formations de Jazz à Tours. « Il y a une approche globale du métier, je la conseillerai à n’importe quel musicien qui a des rêves et qui y croit » conclue Vincent du groupe Assad.

Un degré en plus : Toutes les informations sur www.jazzatours.com.

crédits photos : Rémi Angéli / Jazz à Tours

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