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Des insectes géants à l’Hôtel Gouïn : un mois d’expo en plein air à Tours

On attend toujours avec impatience la réouverture des lieux culturels… Heureusement l’art n’a pas complètement disparu de nos vies. Déjà il reste les galeries qui ne manquent pas d’organiser des expositions (c’est le cas – par exemple – pour la Galerie Veyssière, celle d’Olivier Rousseau ou Rêvons c’est l’Heure à Tours). Et puis on peut profiter d’installations à l’air libre comme celle qui vient de se poser dans la cour de l’Hôtel Gouïn.

Il flotte comme un air de printemps à Tours… Les arbres se couvrent de fleurs, au jardin c’est l’heure des premières plantations. On ne va pas tarder à voir pulluler les insectes. A moins qu’ils ne soient déjà là ? Et en grand format, en plus ! Papillon, criquet, mante religieuse… Toute une ménagerie gentiment posée sur les pavés de la cour de l’Hôtel Gouïn.

Pendant un mois, la propriété du Conseil Départemental habituée aux expositions événement accueille l’artiste tourangeau Rémou, 68 ans. En raison des conditions sanitaires, impossible de pénétrer à l’intérieur du monument ni même dans la cour… L’installation s’observe depuis la rue, à travers la grille. C’est assez frustrant quand on a envie de voir de plus près à quoi ressemblent ces créations mais confère également un petit côté mystique pas désagréable. En tout cas on peut passer à toute heure, c’est toujours ouvert !

Ce n’est pas la première fois que l’Hôtel Gouïn exploite sa cour pour des expositions. On se souvient par exemple du miroir d’eau d’Alice et Nicolas Stadler qui l’avait recouverte ou encore de la dépose d’une œuvre de Calder, à laquelle le travail de Rémou semble légèrement faire écho.

A une époque où l’on s’inquiète de la disparition accélérée des insectes pour cause de changement climatique, alors même qu’on a souvent tendance à vouloir les chasser, voir tout ce rassemblement ici, créatures façon origamis vivement colorées et complètement inoffensives, cela nous invite sérieusement à méditer quelques instants sur l’essentialité des bestioles en question pour conforter l’équilibre de notre écosystème.

Les œuvres de Rémou – de son vrai nom Jean-Claude Mouré – sont réalisées en acier plié. C’est d’ailleurs tout son style (et ne fait pas que des insectes, vous verrez aussi un bel oiseau à l’entrée). A découvrir jusqu’au 15 avril.

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