Culture

« Deluxe » au Temps Machine : merveille et tremblements !

Hier soir au Temps Machine, les murs ont vibré d’un concert exceptionnel. Aux frontières du sublime et du groove endiablé, les aixois de « Deluxe » ont mis le feu aux cœurs, aux corps et aux âmes des 650 chanceux présents. « Deluxe », ce n’est pas le nom d’un burger connu d’une grande marque de fast-food américain… « Deluxe », ce n’est pas non plus ces biscuits que l’on trempe dans le café… Non ! Deluxe, c’est l’extase musicale d’un électro swing, groovy et funky qui vous emmène loin, très loin de votre quotidien métro, boulot, dodo. Retour sur un concert qui marquera l’histoire du Temps Machine.

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La première partie du concert fini. Et les saluts de Dog Guilty Party en prime… les techniciens s’affairent à préparer la scène et faire les derniers arrangements. Dans quelques minutes, la vie ne sera la plus la même. Le temps passe, les 650 spectateurs sont impatients. Les patios du Temps Machine bruissent d’une excitation canalisée, maîtrisée mais pour combien de temps. Du bar au fumoir, toutes et tous attendent « Lilly Boy » et ses cinq camarades. Tout le monde sait que la salle risque d’exploser.

C’est en 2007 que cinq potes se produisent dans les rues d’Aix-en-Provence. Les passants sont interpellés par les notes qui se perdent dans la ville de Paul Cézanne. Deluxe est en gestation musicale. Puis en 2011, ils font la rencontre qui va leur apporter le plus, le maillon qui soude définitivement la chaîne qui lie ces amoureux de la musique. La chanteuse Lilly Boy et sa voix hypnotique aux chaleurs d’un timbre « black » fait son entrée en scène. Deluxe is born…

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22h10… Les lumières blanches du Temps Machine laissent place à l’obscurité dans un vacarme de sifflets et de cris hystériques et soutenus. Au fond de la scène, un mur aux milles diodes. L’une d’entre-elles clignote comme un avertisseur au danger musical, au laisser-aller de ses envies de « beat » et de rythme… Deluxe n’est pas loin. Les premières notes montent. A ce moment précis, on change de dimension et de temporalité. La salle jocondienne devient alors un espace-temps électro où les montres, pendules et autres marqueurs du temps se sont arrêtés… Lillyboy fait son entrée et avec elle sa jupe qui pourrait tout droit sortir de l’univers de Jean-Paul Gauthier. Derrière les diodes allumées se sont multipliées. Elles dessinent une moustache, l’emblème au poil du groupe, tel un concept marketing bien étudié. Une belle bacchante au look rétro déclinée sur la taille et les jambes de Lillyboy. La jupe de la sensuelle chanteuse est unique.
Les rythmes de Deluxe sont une alchimie de notes et de sons qui vous transcendent. La voix de Lillyboy est la magie envoutante qui vous fait perdre prise. Les 650 spectateurs sont hypnotisés. Les six aixois sont les marabouts de cette soirée. Leur nom ? Kaya, Kilo, Piètre, Soubri, Pépé et bien sûr, Lillyboy.

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Des percussions omniprésentes, une basse sublime placée justement, une batterie qui vous prend à la cage thoracique, une guitare conçue sur la planète funky, un saxo qui assure le show et puis des platines électro qui nous rappellent que Deluxe, c’est un mélange des genres intergénérationnels. Et puis, et puis… encore et toujours la voix de Liily. Près de deux heures plus tard, notre vie de passionné de musique n’est plus la même.

Hier, à Joué-lès-Tours, Deluxe nous a offert la chaleur nécessaire à oublier un temps les tracas de la vie. Hier, Deluxe nous a donné une chose essentielle : une musique pour tous où adolescents, étudiants et autres quadras étaient tous rassemblés dans une concorde musicale. Une concorde où tout le monde s’est retrouvée. Alors de là à dire que Deluxe doit être reconnue d’utilité…. musicale, il n’y a qu’un pas. Moi, je m’en frise déjà la moustache !

Deluxe est en concert au Zénith de Paris, le 22 octobre 2016

Un degré en plus :

> La page de Deluxe sur Chinese Man Records
> La page Facebook du groupe

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