Culture

#37×18, la Touraine au Printemps de Bourges, jour 2

Puisqu’une partie de la population tourangelle s’exporte quelques jours en terre berrichonne, on s’est dit qu’on allait se transformer en grands reporters et nous voici hors de nos contrées, accueillis par le soleil, en quête d’expats temporaires, de frites maison et accessoirement de musique.

Ce qu’on retient du deuxième jour, en images.

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1.    Découverte du fameux «Café Royal», espace pro tranquille d’où tu vois passer des célébrités sans qu’elles te voient, où la nespresso est en libre service, où la connexion wifi est fantômatique, où de belles attachées de presse viennent faire la sieste sur des gros fauteuils moches (mais pas l’amour sur la peau de zèbre étalée par terre, y’a des limites quand même) et où de vieux photographes aigris et prétentieux bavent sur les artistes (sans lesquels ils seraient caissiers chez Auchan) comme de bons vrais connards de compétition.

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2.    Marvin Jouno n’est programmé dans aucun festival tourangeau à venir, mais comme il est beau et qu’on aime beaucoup son électro-pop mélancolique, on vous en parle. Il sera en revanche à Blois le 4 août prochain, dans le cadre du festival Des Lyres d’Eté.

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3.    «Bar à lait». Pour tout vous dire on n’a pas osé goûter, on a tout de suite pensé à «Bar à moche», c’est con c’est vrai, mais ça coupe l’appétit… et puis on se demande un peu ce que le lobby laitier vient faire au PDB, mais ça doit être notre côté vieux con, on voit des lobbys partout. Lobbying partout, justice nulle part. Hein ?

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4.    Interlude : petite photo d’ambiance de scène sans musicien, ni technicien, ni festivalier. Ni Bar à Lait.

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5.    Patrick Watson ne change pas avec les années, il sert toujours sa tranche de folk-rock vénéneux, avec de gros morceaux de Jeff Buckley dedans. Il se patine et devient comme un vieux cousin lointain qu’on aura envie de voir régulièrement sur scène jusqu’à la mort.

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6.    Interlude 2 : ah ben merde si dès le deuxième soir on commence à sortir des salles de concert pour aller regarder le paysage dehors, c’est mauvais signe ! Ici l’intérieur rouge du Palais d’Auron se reflète dans les «barrières de plages» typiques du Printemps de Bourges.

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7.    Oh la belle rouge / Oh la belle violette – L’espace pro vu de l’autre rive. Nouveauté 2016 : le club pro où tout le monde vient s’encanailler en fin de soirée. Tu as aussi le Resto Pro, avec le burger à 17 euros, ce qui donne du grain à moudre aux détracteurs de l’intermittence du spectacle, sur l’air de «putain, mais c’est avec l’argent de mes cotisations sociales que ces branleurs se touchent le kiki pendant 5 jours à Bourges en bouffant des burgers à 17 euros !». Bah ouais. #medefforever

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8.    On a quitté Jeanne Added relativement tranquille sous le Chapitô de Terres du Son en juillet 2015. On la retrouve en furie au Palais d’Auron pour un set halluciné et sans concession, pilonnant ses petites mélodies sous un déluge de percussions haletantes et de sons torturés. Jeanne Added impressionnante, sombre, déterminée, entêtée même, vient de prendre en quelques mois une autre dimension et occupe désormais une place importante et longtemps laissée vacante sur la scène française : celle de l’artiste qui reflète le mieux la violente complexité de notre époque en explorant des territoires sonores aussi dévastés que dévastateurs, comme dans cette version complètement apocalyptique de «Lydia» de plus de dix minutes. Indéniablement la première grosse claque de ce Printemps 2016. A ne surtout pas rater le 2 juin à Aucard.

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9.    Feu ! Chatterton pour clôturer cette soirée, un peu moins bon qu’au Temps Machine il y a deux mois, mais bon, on ne va pas faire les difficiles non plus : ça reste vachement bien.

crédits photos : Laurent Geneix pour 37°

Un degré en plus

> A demain pour de nouvelles aventures !

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