Culture

340 000 euros pour Ohé du Bateau et ce n’est pas fini…

Le collectif Ohé du Bateau réunit ses sociétaires ce soir à 19h salle Thélème. Samedi malgré une dernière journée d’action interrompue par la pluie, ses membres affichaient de la satisfaction.

Réunis au bar Le Velpot, leur QG de campagne depuis des semaines, les membres du collectif Ohé du Bateau affichaient de larges sourires de circonstance samedi en fin d’après-midi. Entre soulagement, fatigue et fierté, la quarantaine de membres actifs du collectif faisait les comptes après la dernière journée de mobilisation sur la place publique. Au dernier comptage, le trésorier de l’association annonçait à ses compagnons d’aventure que près de 340 000 euros avaient été récoltés. Une somme totale qui englobe 240 000 euros de parts sociales prises par les particuliers et les associations (plus de 150 ont pris des parts) mais aussi les 1000 euros de parts sociales prises par la ville de La Riche et les 100 000 euros promis par la région Centre.

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Aux yeux des membres du collectif, réussir à atteindre un tel montant en 40 jours relève de l’exploit et montre une large adhésion à leur projet de société coopérative. « Un projet citoyen soutenu par les citoyens, nous montrons avec cela que de nouvelles formes d’économie sont possibles. Nous ne sommes plus jugés comme d’heureux hurluberlus, mais nous sommes crédibles ». Récolter un tel montant est en effet un tour de force et un pied de nez à tous ceux qui doutaient du potentiel d’Ohé du Bateau ces dernières années et qui montre également l’envie aujourd’hui d’une partie de la population de devenir soi-même actrice de son environnement direct.

François Bonneau confirme les 100 000 euros de la Région

Parmi les incertitudes qui restaient, la promesse de 100 000 euros faite par le président de la Région François Bonneau. Une somme que François Bonneau comptait prendre dans le contrat d’agglomération qui lie la Région à Tour(s) Plus. Pour valider cet investissement il fallait donc l’accord de l’agglomération. Pas évident au départ, le conseil d’agglomération s’étant opposé préalablement à un investissement symbolique de 1000 euros… Après avoir vu des membres du collectif la semaine précédente, Philippe Briand a rencontré François Bonneau la semaine dernière. Une rencontre à l’issue de laquelle un accord entre les deux collectivités semble avoir été trouvé à croire François Bonneau qui a annoncé la bonne nouvelle au collectif par courrier.

Une somme suffisante pour racheter le lieu ?

Sur les 600 000 euros espérés au départ, le collectif Ohé du Bateau aura récolté plus de la moitié. De quoi voir le verre à moitié plein selon eux. Ils confirment ainsi qu’ils feront une offre d’achat à la Semivit au 15 avril, dans les délais fixés au départ. Et si la Semivit avait acheté le Bateau Ivre contre 410 000 euros il y a 5 ans, les membres du collectif sont persuadés que celle-ci sera prête à leur laisser les lieux à un prix légèrement inférieur. « Le lieu coûte cher à la Semivit et donc à la ville qui veut s’en débarrasser. Notre projet et l’engouement autour prouve notre crédibilité » Ce qui fait espérer le collectif Ohé du Bateau : l’absence de Diagnostic Technique Amiante (DTA) sur le bâtiment : « Nous avons deux architectes qui ont étudié le dossier pour nous et nous nous sommes rendus compte qu’aucun Diagnostic Technique d’Amiante n’avait été fait lors du rachat du lieu par la Semivit. Contrairement à ce qui a été dit, nul ne sait s’il y a de l’amiante et en quelle quantité ». Le désamiantage étant à la charge du vendeur, ce manque peut poser problème à la Semivit dans ses volontés de vente. Pour les membres du collectif, ce point est un atout dans leur manche : « Tout porte à croire que le lieu ne vaut pas le prix que l’a acheté la Semivit et qu’il ne vaut pas tant le coût que cela pour d’éventuels promoteurs immobiliers ».

La campagne d’adhésion toujours ouverte.

Et pour la suite ? Si l’offre de rachat est acceptée, des travaux seront nécessaires. Estimés à 200 000 euros au début de la souscription pour les premières nécessités permettant la réouverture du lieu, les membres du collectif sont aujourd’hui plus flous : « En raison de cette même absence de DTA, personne ne peut aujourd’hui dire combien coûteront les rénovations ».

Conscients néanmoins qu’il faudra encore quelques dizaines voire centaines de milliers d’euros supplémentaires, Ohé du Bateau laisse ouvert la possibilité d’investir dans la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt collectif) dans les prochains jours et les prochaines semaines : « La date butoir du 9 avril était symbolique pour permettre de faire une offre de rachat, mais nous laissons la souscription encore ouverte pour ceux qui veulent encore prendre des parts ».

Une réunion ce soir à 19h salle Thélème

Pour faire un point complet sur la campagne de souscription, sur le projet, les travaux et l’avenir d’Ohé du Bateau, le collectif organise ce soir à 19h une grande réunion d’informations des sociétaires de la SCIC Ohé du Bateau, à la salle Thélème (faculté des Tanneurs).

Un degré en plus :

> Pour souscrire en ligne : http://rachat.ohedubateau.com/

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