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Tours Volley Ball : La der pour Hubert

Cette fois-ci c’est sûr et définitif, Hubert Henno, l’emblématique libéro du Tours Volley Ball rangera baskets et maillots à la fin de la saison, à 42 ans. Après 23 ans de carrière, le Tourangeau prendra sa retraite sportive à l’issue des play-offs du championnat de France. Une page qui se tourne pour le volley français, tant l’homme a marqué son sport et une page qui se tourne pour le TVB, à qui Hubert Henno a beaucoup apporté.

L’histoire entre le TVB et Hubert Henno est née en 2002, une éternité dans le monde du sport. Le libéro est déjà à l’époque une référence à son poste et vient de quitter le Paris Volley avec qui il a dominé le championnat de France, mais aussi remporté deux coupes d’Europe dont la Ligue des Champions en 2001. Désireux de changer d’air, de découvrir l’étranger et notamment le championnat italien, Hubert Henno s’apprête à franchir les Alpes. Oui mais les règlements alors en place limitent le nombre de joueurs étrangers par équipe et le Francilien se retrouve bloqué et signe finalement à Tours, alors en reconstruction après une saison 2001-2002 décevante où le club s’est fait sortir en quart de finale du championnat.

Cette signature intervient au sein d’une équipe ambitieuse qui va écrire le plus beau chapitre du sport tourangeau avec la victoire en Ligue des Champions en 2005. Aux côtés des Guemmadi, De Kergret, Sammuelvo ou encore Nikolov, Hubert Henno va alors s’affirmer comme l’un des meilleurs libéros au monde, avec déjà un jeu basé sur l’analyse méthodique des adversaires.

Monstre de travail, Hubert Henno est en effet un métronome qui a su sublimer par sa science du jeu, son placement et son désir de combat permanent avec les attaquants adverses, le poste parfois ingrat (mais essentiel au volley moderne) de libéro.

Depuis, Hubert Henno a tout conquis que ce soit en France, en Russie en Italie. Avec 26 titres à son actif, le record pour un joueur français, celui qui a débuté sa carrière à Asnières possède le plus beau palmarès du volley français. Sans rentrer dans la liste à la Prévert de sa galerie de trophées, citons simplement les 6 coupes d’Europe, dont les deux avec le TVB, mais aussi les titres honorifiques de meilleur libéro du monde en 2002 (lors des championnats du Monde avec l’Equipe de France) et en 2013.

Cette année encore, il a été désigné meilleur libéro du championnat de France, pour la 4e fois de suite depuis son retour à Tours en 2015, ce qui en dit long sur la compétitivité de l’homme au numéro 2 sur le dos. Pourtant en 2016 il nous avouait que les années commençaient à se faire sentir physiquement mais aussi que l’envie de gagner était restée intacte. Une coupe d’Europe remportée plus tard, il avait finalement prolongé le plaisir en re-signant deux ans au TVB. Deux années supplémentaires ponctuées d’un titre de champion de France et d’une coupe nationale, avant qui sait, un dernier titre national le mois prochain.

Car ces play-offs seront loin d’être une tournée d’adieu pour ce compétiteur à l’extrême dont l’âge n’a pas eu de prise sur sa haine de la défaite comme en témoignent ses grimaces sur le terrain à chaque touche de balle considérée non-parfaite. Hubert Henno veut donc terminer sur un énième titre, avant de prolonger le plaisir cet été sur les plages de l’Atlantique pour des parties de beach-volley entre potes ou lors de tournois amicaux. Mais là encore soyez-en sûr, Hubert Henno jouera pour la gagne…

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