Tours Evénements traverse la crise mais prépare l’avenir

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Depuis le début de la crise du Coronavirus en mars 2020, le secteur de l’événementiel est certainement l’un des plus durement touché. Quasiment à l’arrêt, c’est tout un écosystème qui connaît une crise sans précédent. En Indre-et-Loire, Tours Evénements, le mastodonte du secteur, ne fait pas office d’exception, mais cherche à anticiper l’avenir, en se réinventant.

25 événements organisés en 2020 contre 191 en 2019. Un chiffre d’affaires de 3,8 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, face à 15 millions d’euros l’année précédente. Annulation de quasi tous les événements, y compris les vitrines American Tours Festival ou Foire de Tours. Tours Evénements a traversé l’année 2020, tel un navire en pleine dérive, sans connaître vraiment la direction des vents à suivre.

Une année d’incertitudes, sans visibilité, entraînant reports sur reports, conduisant finalement à des annulations… la Société d’Economie Mixte tourangelle (détenue par la ville de Tours à 83%) qui gère le Palais des Congrès et le Parc des Expositions est quasiment à l’arrêt depuis le mois de mars, hors-mis quelques dates en septembre.

Une année 2021 encore compliquée

Une situation qui inquiète forcément, d’autant plus que la reprise des activités n’est pas prévue dans l’immédiat : « Nous sommes dans un secteur où il faut minimum 4 à 6 mois pour faire venir des clients » explique Christophe Caillaud-Joos, le directeur général de Tours Evénements qui précise que l’activité de sa structure ne reprendra pas avant la fin du premier trimestre 2021.

Après une perte nette sur l’année 2020 de 1,5 millions d’euros, Christophe Caillaud-Joos prévoit une nouvelle perte sèche d’un million d’euros pour 2021 et un chiffre d’affaires n’atteignant que « 40 à 50% du chiffres d’affaires réalisé en 2019 », année prise en référence.

Des chiffres qui pourraient faire peur. Pourtant, Christophe Caillaud-Joos, tout comme Iman Manzari, président de la structure en tant qu’adjoint de la ville de Tours, se veulent néanmoins rassurants. D’abord, parce que la société reste saine expliquent-ils, « grâce à une trésorerie constituée les années précédentes » et qui a permis de traverser le plus fort de la crise cette année.  Une solution possible à court terme, mais pas suffisante pour les années à venir. La trésorerie de Tours Evénements est en effet passée de 5,5 millions à 3 millions d’euros en un an. Or, selon Christophe Caillaud-Joos, Tours Evénements ne retrouvera son rythme d’activités et un CA équivalent à 2019 au mieux que d’ici trois ans.

Des économies d’un côté, des aides des pouvoirs publics de l’autre

Parmi les autres leviers de la société tourangelle, on retrouve le Prêt Garanti par l’Etat, contracté pour un million d’euros et pour l’instant mis de côté en cas de besoin ultérieur. Il y aussi des aides venant de la ville qui devraient être adoptées au prochain conseil municipal du 16 décembre : Subvention de 236 000 euros pour de l’investissement (travaux), mais aussi une exonération de la redevance versée à la ville de Tours pour l’occupation des bâtiments sur la période mars-décembre 2020, soit un gain de 162 000 euros.

En interne, Tours Evénements, cherche également à faire des économies pour affronter l’année 2021 qui s’annonce comme nous l’avons dit compliquée financièrement. Ces économies concernent notamment la masse salariale avec une réduction de 400 000 euros de celle-ci, soit une baisse de 5 à 10 postes sur les 79 emplois de la structure. Des suppressions de postes qui seraient issus selon le directeur de départs à la retraite non renouvelés ou de départs volontaires. Tours Evénements pourrait avoir recours également au dispositif de chômage longue durée.

Un nouveau projet pour l’avenir

Dans le même temps, Tours Evénements cherche à préparer l’avenir. Celui-ci s’écrira notamment à travers un nouveau projet en cours de définition explique de son côté Iman Manzari, afin de mieux rebondir et répondre à de nouvelles attentes notamment en terme de digitalisation. Un nouveau projet qui s’accompagnerait également de nouveaux investissements sur les infrastructures, une étude de la SET étant en cours sur une rénovation de l’ensemble du Parc des Expositions.

L’enjeu est de taille, puisque selon les chiffres communiqués, les activités de Tours Evénements entraineraient 37 millions d’euros de retombées économiques sur le territoire chaque année.

Un outil donc de rayonnement pour la ville, mais aussi pour la Métropole, le Département ou encore la Région. Trois collectivités aujourd’hui non-membres de Tours Evénements mais qu’Iman Manzari souhaite rencontrer pour discuter de leur intégration dans le projet de la société événementielle, soit via des subventions, soit en devenant actionnaires aux côtés de la ville de Tours.

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