A la uneCulture

Terres du Son muscle son jeu

Le festival Terres du Son vient d’annoncer l’intégralité de la programmation de son édition 2019 qui se tiendra du 12 au 14 juillet au domaine de Candé.

Après une édition 2018 décevante, selon les mots du nouveau directeur de l’ASSO, Odran Trummel, les organisateurs de Terres du Son ont décidé de muscler leur programmation pour l’édition 2019. Parmi les noms annoncés, pas mal d’artistes « mainstream » ayant une grosse visibilité comme Angèle, Clara Luciani ou encore Metronomy, Vald et Thérapie Taxi… « On s’est rendu compte que la notoriété du festival ne suffisait pas, on a donc travaillé à avoir une programmation un peu plus forte » explique Odran Trummel. Des têtes d’affiche accompagnés par des artistes à la renommée grandissante au national ou à l’international également à l’instar de Fatoumata Diawara, que le grand public a découvert lors de sa collaboration avec -M- sur l’album « Lamomali » ou du groupe belge Balthazar dont la chanson « Fever » est passé sur plusieurs radios nationales.

Si ces locomotives, sont celles sur qui les organisateurs comptent pour remplir la jauge, pour autant résumer « Terres du Son » à ces noms serait réducteur. Sur l’affiche 2019 on compte en effet pas moins de 42 groupes programmés au long des trois jours dans l’espace payant. « Nous avons 70% de groupes émergents » explique le directeur de l’ASSO. Des groupes émergents notamment sur la scène rock, plutôt bien représentée cette année avec des projets comme The Psychotic Monks, Fat white family ou Last Train. Festival généraliste, Terres du Son fera la part belle aux scènes électro (Kompromat, Oktober Lieber…), électro-pop (Ultramoderne, Haiku Hands…) ou rap également (Josman; Gringe…) avec l’idée de pouvoir toucher tout type de public. Un public qui pourra découvrir également des projets originaux comme « Ajate », de l’afro-beat venu du Japon ou encore Astereotypie, un groupe composé de personnes atteintes d’autisme et qui ouvriront le bal sous le chapiteau vendredi 12 juillet.

Dernier axe de la programmation : la scène régionale, mise en avant notamment sur l’espace Propuls’on ou sous le chapiteau. Cette année on retrouvera ainsi les groupes régionaux les plus prometteurs du moment comme Chevalien, Grande, Maxwell Nostar, Ephèbe, LVOE…

Le développement durable au coeur du projet

Si les organisateurs comptent beaucoup sur cette programmation pour connaître un meilleur succès sur cette édition, ils réaffirment à côté leur volonté de ne pas vouloir être un festival avec juste des scènes devant lesquelles le public se pose. Le festival se veut en effet comme un projet global, un projet de territoire défendant des valeurs. La première d’entre-elles, c’est le développement durable et ses trois piliers : l’environnement, le social et l’économie.

Economie d’abord avec de multiples partenariats avec des structures locales et de nombreuses associations plus particulièrement. Social avec un travail renforcé sur l’accessibilité mais aussi avec par exemple l’intégration de jeunes en insertion sur des projets en amont et pendant le festival. Cette année on note la collaboration avec l’IME de Château-Renault, l’ITEP de Mettray… Environnemental avec parmi d’autres actions, la mise en place de panneaux solaires, d’une chaine de tri avec Tri37, la mise en place de navettes gratuites (avec le réseau Fil Vert – Remi), l’incitation au co-voiturage, (80% de l’empreinte carbone du festival est lié aux transports)…

Parmi les nouveautés 2019, signalons la mise en place de conférences citoyennes sur l’espace payant autour des thèmes de l’alimentation, de l’économie sociale et solidaire ou de l’accessibilité.

Toutes les infos et la billetterie sur le site du festival

Print Friendly, PDF & Email