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Sabine Thillaye : « Le Parlement est trop faible »

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Députée de la 5e circonscription d’Indre-et-Loire depuis 2017, Sabine Thillaye entame la dernière ligne droite de son mandat qui sera marqué notamment pour cette européenne affirmée et convaincue, par la présidence française de l’Union Européenne notamment. Avant de repartir en campagne, pour solliciter un nouveau mandat auprès des électeurs…

De son engagement en 2017 auprès d’Emmanuel Macron et de La République en Marche, Sabine Thillaye, ne regrette rien. « La force de 2017 c’est d’avoir fait parler tout le monde ensemble. Dans les ateliers qui avaient été mis en place, il y avait une mixité des profils et une construction commune » se remémore l’élue qui s’était fait élire en juin 2017 à l’Assemblée Nationale bénéficiant de la vague LREM dans la lignée de l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République. Un fonctionnement qui s’est effrité face à l’exercice du pouvoir reconnaît celle qui a été exclue du groupe politique LREM à l’Assemblée Nationale pour avoir refusé de quitter la présidence de la commission des Affaires Européennes. « L’échec c’est que cette construction avec les idées qui remontent s’est arrêtée au profit d’une verticalité » analyse l’élue qui siège depuis dans le groupe Modem (et donc dans la majorité présidentielle) à l’Assemblée Nationale et s’en dit satisfaite : « Le groupe est moins pléthorique, puisque nous sommes 58. J’y retrouve plus de liberté et un fonctionnement qui permet à chacun de s’exprimer. »

Le fonctionnement de l’Assemblée Nationale, elle l’a découvert en cinq ans, reconnaissant « une période d’adaptation » au départ. Avec le recul de quatre années d’exercice, elle pointe « un parlement trop faible », notamment dans l’évaluation de la politique gouvernementale. De cette expérience elle pointe un fonctionnement qui ne permet pas selon elle aux élus parlementaires d’avoir du recul sur leurs missions : « Pour peser il faut de l’expérience, or nous étions beaucoup à être de nouveaux parlementaires en 2017, on a appris ». Selon la députée qui se dit « parlementaire avec le cœur », l’organisation même de la vie parlementaire serait à revoir, pour se rapprocher peut-être un peu plus du système allemand où les députés siègent 23 semaines par an et le reste du temps sont à leurs activités en circonscriptions notamment.

La présence en circonscription, beaucoup lui ont reproché d’ailleurs dans ce mandat de ne pas l’avoir été assez. « J’ai toujours été accessible » se défend-elle, tout en reconnaissant que ses fonctions, notamment à la tête de la commission des affaires européennes lui prennent beaucoup de temps. « J’ai fait un premier mandat avec des responsabilités, j’aimerai en faire un deuxième en axant plus le travail sur ma circonscription qui est particulière, allant de Bourgueil au nord du département mais aussi avec une partie de la ville de Tours » tient-elle à rappeler.

La fin de mandat sera forcément consacrée à l’Europe, pour l’élue franco-allemande qui ne cesse d’appeler de ses vœux à une Union Européenne plus forte. « Il reste beaucoup de sujets sur la table qui sont primordiaux » dit-elle, espérant que la présidence française de l’Union qui débute au premier janvier sera l’occasion d’avancer. Avant de replonger donc dans la campagne pour solliciter un nouveau mandat…

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