RER : le premier roman réussi d’Olivier Collet

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Aujourd’hui, c’est une interview un peu singulière et particulière que nous vous proposons. Aux questions et aux réponses, on retrouve en effet deux plumes de notre Rédac. L’une d’elles, Olivier Collet, vient de sortir en effet son premier roman : « RER, Réseau Express Romantique » aux éditions Le Chant des Voyelles.

Comment est venue l’idée d’écrire un livre ?

Olivier Collet : C’est quelque-chose que j’avais envie depuis longtemps, j’ai toujours aimé écrire depuis l’enfance. A 11 ans, j’avais même écrit une sorte d’ersatz de roman. Ces dernières années, j’avais l’envie et mais je n’avais pas encore réussi à concrétiser le projet.

Tu écris déjà beaucoup au quotidien de façon journalistique, c’est compliqué de « se déformer » pour écrire différemment ?

O.C : Ce n’est pas la même chose d’écrire de façon journalistique et d’écrire une fiction, même si je pense avoir gardé des réflexes dans certaines tournures. En le relisant, je me suis parfois fait la réflexion que certains passages ressemblaient au style d’un article. Les personnes qui ont lu la première version du manuscrit m’ont également fait la réflexion qu’il y avait des choses à gommer, car pas adaptées forcément à une fiction et un roman.

Et penses-tu que les lecteurs d’Info Tours ou 37 degrés qui ont l’habitude de te lire reconnaîtront ton style d’écriture ?

O.C : Sur certains points, je pense que oui. 

Et cette histoire de rencontre dans un transport en commun elle est venue comment ?

O.C : Comme je le raconte dans le premier chapitre du livre, je rentrais de vacances, un peu nostalgique. J’étais dans le RER et il y avait une fille en diagonale dans le carré dans lequel j’étais. Elle était jolie et en même temps elle m’intriguait car elle lisait son livre puis relevait la tête et était dans le vague pendant plusieurs minutes avant de replonger dans son livre. Elle avait une certaine mélancolie. A défaut de lui demander, j’ai imaginé ce qu’elle pouvait se dire dans sa tête.

Il y a une grande part autobiographique dans ton livre, non ?

O.C : Il y a un peu de moi dans tous les personnages du livre oui. Il y a une part autobiographique aussi sur l’envie de trouver le grand amour, le fait d’échouer, de se poser des questions sur les rencontres…

Quel est le degré de thérapie dans ce livre ?

O.C : Il est important. En écrivant certains chapitres cela m’a fait faire une sorte d’introspection, et me poser des questions sur moi. 

Les transports en commun c’était un sujet évident et naturel pour toi ?

O.C : Je passe ma vie dans les transports en commun, déjà car je ne peux pas conduire. Ils font partie de mon quotidien. Et puis il y a quelque-chose d’assez romanesque je trouve dans les transports en commun, car on croise tout un tas de personnes et personnages différents. C’est un terreau assez génial, avec du bruit singulier aussi, une atmosphère à part. Pourtant c’est aussi le temple de la solitude, ce n’est pas un endroit où l’on parle facilement à l’autre, contrairement à un bar par exemple.

Tu n’as pas fait une histoire linéaire, mais une histoire qui fait un ping-pong avec à chaque fois un chapitre « lui » et un chapitre « elle ». Pourquoi ce choix ?

O.C : J’avais envie de créer une ambiguïté entre les deux personnages, qu’on se demande si la rencontre est réelle ou non. Et puis je trouvais intéressant d’avoir ces deux formes de narration différentes avec un monologue dans la tête et un dialogue de l’autre côté.

Propos recueillis par Mathieu Giua

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