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Présidentielle et législatives : la campagne démarre (enfin) en Touraine

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L’année 2022 est politiquement cruciale ; On vote les dimanches 10 et 24 avril pour l’élection présidentielle puis les 12 et 19 juin pour renouveler l’Assemblée Nationale. Si les campagnes ont mis du temps à démarrer, elles commencent à prendre du corps. Avec leur lot de visites sur le terrain… ou de bisbilles.

Emmanuel Macron n’est pas encore officiellement candidat pour tenter de passer 5 ans de plus à l’Elysée mais ses soutiens s’organisent. Ainsi, samedi 5 février, le ministre Marc Fesneau et le député ex-ministre Christophe Castaner ont fait campagne dans le quartier des Deux-Lions à Tours, avant d’animer une réunion sur l’élaboration du programme 2022 de la majorité présidentielle. Parmi les personnes présentes : les élus qui ont déjà envoyé leur parrainage pour le président sortant. Si ça ce n’est pas le signe le plus clair que le chef de l’Etat veut rempiler 5 ans de plus, on ne voit pas trop ce qu’il faudrait.

En attendant un éventuel déplacement macroniste en Indre-et-Loire avant le premier tour, ses concurrentes et concurrents n’oublient pas la Touraine dans leur agenda. Ces dernières semaines, Yannick Jadot, Valérie Pécresse, Jean-Luc Mélenchon ou Nathalie Arthaud sont venus faire campagne dans le département. Sans oublier Anne Hidalgo et Eric Zemmour dans le territoire voisin du Loir-et-Cher, avec à chaque fois des personnalités tourangelles pour les soutenir.

Chez LREM : la prime aux sortants

A n’en pas doute d’autres rendez-vous viendront, au moins de la part des porte-paroles ou soutiens poids lourds. C’est qu’il faut aussi préparer le scrutin qui suivra celui d’avril : les élections législatives. Actuellement la chambre basse du Parlement est largement acquise à Emmanuel Macron. Qu’en sera-t-il dans un peu plus de 4 mois ? Il ne fait guère de doute que les titulaires LREM en place comptent rempiler, de Daniel Labaronne à Fabienne Colboc en passant par Sabine Thillaye et Philippe Chalumeau. Avec 4 circonscriptions sur 5, la majorité présidentielle quadrille bien l’Indre-et-Loire (à défaut de réussir à s’implanter clairement dans les communes ou communautés de communes), elle n’en demeurera pas moins challengée, en particulier sur la 5e circonscription (Nord-Ouest) via le poulain du maire LR de Saint-Cyr-sur-Loire Philippe Briand : son adjoint Fabrice Boigard, par ailleurs responsable de la section départementale du parti.

Les investitures LR connues…

Et si elle ne présentera pas de candidature dans la 3e circonscription du Lochois pour ménager son allié UDI (qui compte garder le territoire gagné par Sophie Auconie en 2017 puis conservé par Sophie Métadier après sa démission), la droite n’en demeure pas moins ambitieuse. Ainsi, elle envoie l’une de ses plus fortes têtes dans la bataille à Tours : Olivier Lebreton (ex-adjoint au maire chargé de la sécurité de 2014 à 2020, et actuel conseiller départemental). L’adjointe au maire de Chinon Sophie Lagrée mènera pour sa part campagne sur le Chinonais.

Reste la 2e circonscription, celle d’Amboise. Là, LR parie sur une quasi-inconnue : Svetlana Nicolaeff, professeure des écoles, déjà vue dans la liste de Nicolas Forissier lors des dernières élections régionales en 2021. Un choix qui irrite sérieusement une élue historique du territoire : l’ex-députée européenne et ex-maire de Saint-Martin-le-Beau Angélique Delahaye, notamment écartée – dit-elle – à cause de son âge, alors même qu’elle se targue d’avoir été largement soutenu par le corps militant local : « La commission nationale d’investiture n’a pas validé ma candidature car Philippe Briand, Claude Greff et Frédéric Augis n’étaient pas contents et ont été manœuvrer directement à Paris avec des arguments fallacieux. Je ne me reconnais pas dans ces méthodes » nous déclare celle qui n’exclut pas de se lancer quand même dans la course.

On remarquera que LR est assez coutumier de ce genre de psychodrame à l’heure de choisir ses porte-voix locaux, entre la bisbille Céline Ballesteros-Françoise Amiot à Tours en 2017, ou les coups de sang de Thibault Coulon et Marc Angenault respectivement écartés des Régionales et des Législatives et qui ne s’étaient pas priver d’étaler leur frustration en public, le maire de Loches allant jusqu’à se présenter en dissident il y a 5 ans (avant de revenir dans le rang pour les Régionales de 2021).

A gauche, rien n’est décidé encore…

Et pendant ce temps que fait la gauche ? Objectivement, elle ne part pas favorite au niveau local, à l’image de ce que laissent augurer les enquêtes d’intentions de vote pour la présidentielle. Et il y a fort à parier qu’elle partira divisée dans les différentes circonscriptions, en dépit de l’union réussie pour remporter la mairie de Tours en 2020, les quelques alliances pour les élections départementales (qui ont failli entraîner une chute de la droite à Tours) ou le ticket commun de 2e tour pour conserver le Conseil Régional l’année dernière. Pour s’en convaincre, il suffit de lire certains échanges entre élus ou militants sur les réseaux sociaux. Souvent remplis d’aigreur.

A Tours, du côté d’EELV, la candidature de l’élu régional Charles Fournier, revenu habiter dans la capitale d’Indre-et-Loire il y a peu, est une possibilité de plus en plus évoquée. Du côté du PS, alors qu’une candidature de Cathy Münsch-Masset semblait se dessiner avant la divulgation de l’affaire qui la conduit au tribunal correctionnel de Tours ce 08 février, le nom de Jean-Patrick Gille, ancien député jusqu’en 2017, revient de plus en plus. Que feront les autres partis et courants de gauche comme la France Insoumise qui compte bien sur un bon score de Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle pour enclencher une dynamique dans la foulée… A suivre.

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