Présidentielle 2022 : ce qu’il faut retenir du second tour en Indre-et-Loire

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Ce dimanche 24 avril Emmanuel Macron a remporté l’élection présidentielle avec un score national de 58,5 contre 41,5% pour Marine Le Pen. Le chef de l’Etat va donc rester 5 ans supplémentaires à l’Elysée, ce qui sera son dernier mandat puisque la constitution lui interdit d’en faire plus que deux consécutifs.

Une période qui s’annonce particulière, le candidat LREM se trouvant à la tête d’un pays qui n’a jamais porté l’extrême droite aussi haut, le tout dans une période de crises multiples. Sa réélection devrait être confirmée mercredi par le Conseil Constitutionnel avant une investiture officielle prévue au plus tard le 13 mai. En attendant, voici ce qu’il faut retenir du scrutin en Touraine…

Le département le plus macroniste du Centre-Val de Loire :

Avec 62,66% des voix, Emmanuel Macron réalise son meilleur score de la région en Touraine, ce qui était déjà le cas lors du premier tour du scrutin le 10 avril. Il recueille 189 000 voix et s’impose dans environ deux tiers des communes, en particulier les grandes villes (73% des suffrages à Tours, 71% à Fondettes, 70% à La Riche, 69% à Joué et Ballan, 68% à Chambray et Saint-Pierre-des-Corps, 63% à Amboise et Chinon…). Il perd néanmoins 12 000 voix par rapport au second tour il y a 5 ans.

Marine Le Pen en tête dans un tiers des communes tourangelles :

La candidate du Rassemblement National a gagné plus de 20 000 bulletins à son nom comparé au deuxième tour de 2017 et s’impose cette fois dans un tiers des communes, en particulier dans le Nord-Ouest du département (Hommes, Channay-sur-Lathan, Brèches), parfois avec plus de 60% des voix. Elle est également en tête dans certaines communes du Chinonais (Chaveignes, Marigny-Marmande…) ou du Lochois (Luzillé, Beaumont-Village…) mais souvent d’un cheveu (moins de 10 voix d’écart). Le RN s’impose enfin dans quelques municipalités d’importance comme Sainte-Maure-de-Touraine et Château-Renault. Et gagne Maillé, malgré la symbolique autour de ce village martyr des nazis à la fin de la Seconde guerre mondiale (en 2017 Emmanuel Macron y avait atteint 60%).

Une abstention forte… mais pas autant qu’attendu :

Près de 25% des électrices et électeurs d’Indre-et-Loire n’ont pas voté ce dimanche. C’est trois points de plus qu’au 1er tour mais c’est un peu moins que la moyenne nationale. C’est dans les petites communes qu’on s’est le plus mobilisé (souvent autour de 15% d’abstention) et dans les villes que les isoloirs ont été beaucoup boudés (autour de 30% d’abstention à Tours ou Joué, 37% à Saint-Pierre-des-Corps, 35% à Château-Renault).

Un vote blanc en repli :

L’un des enjeux de ce second tour était le report de voix des soutiens de Jean-Luc Mélenchon : allaient-ils suivre la consigne du candidat et ne pas voter extrême droite, choisir Emmanuel Macron ou ne pas choisir ? Manifestement, celles et ceux qui ont refusé de trancher ont préféré l’abstention que le vote blanc car ce dernier est en repli de 2 points sur 5 ans, se plaçant autour de 6% dans le département avec un total de 22 000 enveloppes vides, quasiment 4 000 à Tours. Néanmoins, il avoisine 10% dans certaines communes (Langeais, Dierre…).

Pas d’effusion de joie :

Après une soirée dans un restaurant de l’Heure Tranquille à Tours lors du 1er tour, les équipes tourangelles d’LREM ont cette fois choisi Villandry pour regarder les résultats, en présence notamment des 4 députés du département. Le Rassemblement National avait lui réuni quelques soutiens, également sans faste particulier. Contrairement à d’autres grandes villes, il n’y a pas eu de manifestation pour contester le résultat à Tours.

Une nouvelle campagne commence :

Il va déjà falloir revoter dans un mois et demi, le 12 juin. Ce sera le 1er tour des élections législatives pour renouveler l’Assemblée Nationale (2e tour le 19 juin). Parmi les questions qui se posent localement : La république En Marche sera-t-elle en mesure de conserver ses 4 circonscriptions acquises en 2017 ? La droite peut-elle la challenger sur le Nord-Ouest ou le Chinonais, malgré son score riquiqui au 1er tour de la Présidentielle ? La gauche au coude-à-coude avec Emmanuel Macron à Tours lors du 1er tour peut-elle ravir la circonscription de la ville en parvenant à une alliance ? Le mode de scrutin qui autorise plus de deux candidats au second tour est plus favorable aux surprises. On devrait déjà y voir plus clair dans quelques semaines avec la liste des candidatures sur les différents territoires. On sait déjà que les 4 parlementaires LREM ont l’intention de se représenter.

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