On a vu Thaïs à l’Opéra de Tours et voici nos impressions

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A l’Opéra de Tours, l’année 2021 s’était terminée sur un feu d’artifice avec La Vie Parisienne, la saison 2022 débute avec un monument du lyrique, Thaïs de jules Massenet. Un spectacle à voir une dernière fois ce mardi 25 janvier.

Tout le monde connaît la célèbre Méditation de Thaïs confiée au violon soliste de l’orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours, mais ce soir-là, nous avons eu la chance d’assister à cet Opéra qui compte parmi les chefs-d’œuvre de l’art lyrique.

Le livret s’inspire d’un roman anti-clérical d’Anatole France dans lequel se mélange la sensualité, l’érotisme, la séduction et le renoncement.
À sa création, l’ouvrage suscita de vives polémiques, la critique n’apprécia ni le sujet, jugé trop sulfureux pour la morale de l’époque, ni la partition, malgré sa puissance de séduction.

En 1898, Massenet donna une version remaniée de Thaïs qui devint la version définitive. C’est avec cet opéra que s’ouvre l’année Massenet à l’opéra de Tours avec à la baguette pour diriger l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours le célèbre chef Michel Plasson, ambassadeur international de la musique française, il est la référence mondiale du style français. Pour donner vie à tous ces personnages, la distribution a fait appel à des grandes voix de la scène lyrique.

Avec dans les rôles principaux Chloé Chaume qui interprète une Thaïs criante de vérité et de sensualité qui retrouve pour l’occasion la scène de l’opéra de Tours, là où elle débutait dans les premiers rôles en 2013, pour interpréter Athanaël le Moine cénobite, André Heyboer avec sa voix de baryton amène la puissance du personnage torturé entre sa foi et son amour pour Thaïs qui les perdra tous les deux. Kevin Amiel est Nicias ancien amant de Thaïs, Palémon chef des cénobites est interprété par la basse Philippe Kahn, Anaïs Frager et Crobyle, Valentine Lemercier, Myrtaie, la charmeuse, Jennifer Courcier.

Encore une fois le chœur de l’Opéra apporte son talent à cette œuvre, tant qu’à l’Orchestre symphonique, ce dernier sous la baguette exigeante et efficace du maestro Michel Plasson (nous avons pu observer cette exigence et la précision du tempo) donne encore toute l’étendue de son talent. La mise en scène de Jean-Louis Grinda s’attache à faire ressortir le parcours intérieur des deux protagonistes, épaulé par Laurent Castaingt pour les superbes décors, l’utilisation de la vidéo par Gabriel Grinda et des miroirs apportent une dimension supplémentaire dans cette œuvre ô combien superbe.

Texte et photos Roger Pichot

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