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Municipales à Tours : Nicolas Gautreau croit en son destin

La bataille des élections municipales à Tours est pleinement lancée. A 9 mois des échéances, les coups ont commencé à être donnés et les projets s’affinent dans le même temps. Parmi les candidats, Nicolas Gautreau, actuel élu d’opposition et ancien adjoint sous Jean Germain, s’est officiellement lancé début juin, en dévoilant un groupe de soutiens et potentiels co-listiers. Une candidature en dehors des partis politiques que Nicolas Gautreau espère bien mener au bout.

Celui qui a toujours été un électron libre, « une tête brulée qui fonce » disent certains, assume aujourd’hui son indépendance, après avoir été un temps proche de La République en Marche. « J’y suis allé en observateur et j’ai vu qu’il y avait un centralisme absolu chez LREM, cela ne pouvait pas me convenir. »

« A l’échelle locale, la question des clivages locaux n’a pas de sens » argumente-t-il encore en citant parmi ses soutiens des électeurs de droite, de gauche, bref de divers horizons. « Le fait de ne pas avoir d’étiquette politique est un avantage » se persuade Nicolas Gautreau. Pour ce dernier l’important « c’est l’implantation locale » dit-il encore : « je suis un élu de terrain depuis longtemps, je n’ai pas besoin de faire de la communication pour exister. »

Difficile de ne pas y voir un tacle à certains adversaires politiques, à commencer par Christophe Bouchet, le maire actuel, avec qui Nicolas Gautreau s’écharpe régulièrement en Conseil Municipal et avec qui il ne se montre pas tendre : « Christophe Bouchet est en campagne depuis deux ans, on le voit dans la politique menée et dans les effets d’annonce. Le montant de tous les projets annoncés n’est pas réalisable. Il ne faut pas mentir aux habitants.» Et Nicolas Gautreau d’avancer des critiques déjà entendues chez d’autres opposants au maire actuel : « Il faut redonner du dynamisme à Tours qui est une ville à l’arrêt depuis 2014. Pourtant il y a des initiatives privées qui ne demandent qu’à se développer. »

« Il faut faire de la Municipalité, une maison commune »

Pour l’actuel élu d’opposition, « La Municipalité doit être un facilitateur pour les différents acteurs de la ville, entreprises, associations… Elle doit permettre à ces acteurs d’agir, ce n’est pas le cas aujourd’hui. »

Redonner du dynamisme à la ville, un axe prioritaire de son futur programme qu’il déclinera au fur et à mesure « avec des mesures fortes », à partir du mois de septembre nous dit-il. Parmi les autres axes qu’il souhaite mettre en avant il y a « le cadre de vie » et l’écologie. Un domaine « où il y a beaucoup à faire » selon celui qui évoque pourquoi pas une coulée verte entre la Loire et le Cher ou encore l’importance de privilégier les circuits-courts dans les cantines scolaires.

Troisième point important selon lui, la « vie quotidienne » et la nécessité d’entendre la population à ce sujet. « Il faut savoir rester modeste en tant qu’élu et accepter parfois de reculer quand c’est nécessaire, quand sur le terrain, les habitants font comprendre que le projet n’est pas forcément bon ».

« Il faut faire de la Municipalité, une maison commune » explique ainsi Nicolas Gautreau, « Les élus ne doivent pas être en haut de l’échelle, il faut qu’ils soient sur le terrain, à l’écoute de la population ».

Des propositions que l’on pourrait trouver semblables à d’autres projets municipaux en cours d’élaboration. Pourquoi partir de son côté dans ce cas, alors que dans le même temps, Nicolas Gautreau dit en avoir marre des divisions ? « Parce que nous avons une légitimité qui est l’ancrage local » explique-t-il, tout en pensant que des rassemblements se feront dans les prochains mois.

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