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[Municipales à Tours] La Métropole au cœur du grand meeting de Christophe Bouchet

Après une tournée de réunions publiques dans les quartiers de la ville, Christophe Bouchet et son équipe de la liste « Tours Nous Rassemble » étaient en meeting à l’Hôtel de Ville de Tours ce mardi 03 mars.

Scène centrale, fond bleu avec deux kakémonos à l’effigie de Christophe Bouchet de part et d’autre, #BOUCHET2020 en polystyrène 3d posé au sol sur une bâche orange, la couleur retenue pour la campagne… la scénographie des réunions publiques de Christophe Bouchet est bien calée.

Dans la salle, 500 chaises de disposées, remplies au trois-quarts, quand vers 18h45, Cécile Estivin, responsable de la communication de la campagne, annonce que la réunion ne commencera pas avant 19h, soit une demi-heure de retard, pour cause de difficultés d’accès à l’Hôtel de Ville en raison d’une manifestation dans le secteur contre la réforme des retraites.

19h : Cécile Estivin, ouvre le meeting, la salle est désormais pleine. Aux premiers rangs, face à elle, les grands pontes de la droite locale : Philippe Briand en tête. A ses côtés, on retrouve également les 3 sénateurs d’Indre-et-Loire, Isabelle Raimond-Pavero, Serge Babary et Pierre Louault, Fabrice Boigard, le responsable départemental du parti Les Républicains ou encore l’ancienne députée Claude Greff et l’actuelle Sophie Auconie.

Les membres de la liste, placés eux en latérale de chaque côté de la scène, applaudissent chaleureusement leur colistière quand elle ouvre la soirée. Une soirée politique qui débute par un tour de chant de la jeune tourangelle Ermonia, finaliste de The Voice Kids.

Deux chansons plus tard, c’est Bénédicte Loustalot, numéro 2 sur la liste qui entame les discours politiques. L’occasion pour elle d’expliquer son engagement auprès de Christophe Bouchet : « Faire de Tours, une ville exemplaire en matière d’emplois ».

Bénédicte Loustalot

Philippe Briand en binôme d’un ticket métropolitain

Philippe Briand prend la suite, dans son style qui lui est propre, maniant blagues et discours motivé. « On a envie de gagner pour Tours et on a envie de faire gagner Christophe Bouchet » clame-t-il sous les applaudissements avant de revenir sur le mandat passé et notamment la réussite du passage en Métropole.

Une Métropole dont il s’est évertué à dresser le bilan : investissements, réduction de la dette, Mame, projet de rénovation urbaine du Sanitas et de Maryse Bastié, chaufferie biomasse… Un projet qui lui permet d’attaquer directement Emmanuel Denis, le candidat écologiste : « Tout le monde verdit les programmes c’est la mode. Mais attention, le vert à Tours c’est la couleur de la pastèque, à l’extérieur c’est vert, quand tu la coupes en deux c’est rouge et attention aux pépins. »

« Nous avons lancé une politique de gestion de tris, changé les bus diesel, augmenté le nombre de kilomètres cyclables… » dresse-t-il comme gages environnementaux de la politique menée et qu’il appelle à poursuivre en citant notamment trois sujets structurants : Tramway, aéroport et CHU, intimement liés selon lui. Sur le tramway justement, Philippe Briand d’expliquer : « le tramway : le tracé est retenu, mais pas le mode ni le matériel, car les évolutions techniques changent. Ce sera peut-être un tramway sur rails ou un tramway sur pneus. On se laisse le choix. »

Un Philippe Briand qui vante le travail de concert avec Christophe Bouchet, dans l’esprit du ticket ou binôme que les deux hommes veulent continuer d’incarner. « Moi mon choix est fait c’est Bouchet » poursuit-il avant de lancer un appel aux autres candidats de droite (Xavier Dateu) voire même du centre (Benoist Pierre) : « Au soir du 15 mars nous aurons besoin des uns et des autres et les autres auront eu de l’honneur de porter avec conviction leurs listes et il nous faudra être généreux et les accueillir. »

Car Philippe Briand, dans ce discours mobilisateur, ancré à droite, alerte également sur sa crainte de voir la ville basculer au profit de l’alliance écologiste et de gauche d’Emmanuel Denis : « Venez les écouter au Conseil Métropolitain, ils font peur. Ils sont que deux, mais là Les Verts emmènent avec eux les trotsko de Mélenchon qui se font discrets. Il faut le dire. »

Christophe Bouchet cible aussi Emmanuel Denis

Dans un style plus sobre, Christophe Bouchet a pris la suite pour développer son programme et notamment ses projets phares : deuxième maison des associations et Cité des Formations à Tours-Nord, « où il faut mettre le turbo » dit-il ; Plans écoles (« déjà financé » avance Christophe Bouchet) ; Centre de Chorégraphique National…

A lire aussi sur Info Tours : Christophe Bouchet promet « un contrat de confiance » :

Un discours où il sera aussi beaucoup question de la Métropole, véritable centre décisionnaire dans les années à venir et source de nombreux financements.

« Quand la volonté politique est là, on peut faire avancer la ville » avance Christophe Bouchet qui évoque « le contrat », du nom de son programme, qu’il veut passer avec les Tourangeaux, non sans glisser au passage un tacle à Emmanuel Denis, l’adversaire numéro 1 désigné de la droite : « Nous n’avons pas un programme idéologique qui pourrait être plaqué à Paris ou Grenoble. »

Sur l’environnement justement, Christophe Bouchet prône la pédagogie plutôt « que le punitif » : « Je préfère le petit matin de l’écologie plutôt qu’au grand soir, car ce grand soir il ne vient jamais. » assène-t-il en reprenant une citation qu’il attribue à Caroline Deforge, ancienne numéro 2 sur la liste EELV en 2014 et qui a rejoint la liste « Tours nous rassemble » et Christophe Bouchet cette année.

Pour Christophe Bouchet, le contrat qu’il propose est « ambitieux » et « réaliste ». Et ce dernier de revenir en fin de discours sur la Métropole en précisant son souhait d’être dans la continuité avec une présidence renouvelée à Philippe Briand, si les scrutins sont favorables les 15 et 22 mars prochains.

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