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L’Ukraine au coeur des manifs du samedi à Tours

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Sous un de premiers samedis ensoleillés de printemps, 2 réalités s’affrontent place Jean Jaurès ce 26 mars. Devant la mairie, environ 50 personnes s’étaient réunies pour protester contre la guerre en Ukraine, tandis qu’un autre groupe aux revendications hétéroclites manifestait au centre de la place Jean Jaurès.

Sur les marches de la Mairie, l’assistance ne manque pas d’Ukrainiens comme de Russes habitant en Touraine. Ils ont répondu présent pour manifester leur opposition au conflit, et organiser des actions humanitaires.

Olena Froment, de l’association France Ukraine fait au micro le bilan des actions en cours. Programme d’aide pour les réfugiés fraîchement arrivés en Touraine, actions de rapatriement réalisées, elle invite les Tourangeaux à venir déposer des denrées non périssables, des médicaments et du matériel médical d’urgence dans les centres de tri de l’association, situé au magasin Géant-Casino de La Riche. 

Alors que l’assistance chante l’hymne ukrainien, Anna, 51 ans, d’origine russe, confie son désarroi de voir « deux peuples frères se battre à cause du président russe », « ce conflit me touche énormément, c’est mon coeur qui parle » précise Anna.

Quelques dizaines de mètres plus loin, le rassemblement traditionnel des protestataires du samedi réunit gilets jaunes, anti vaccins, mais également pro-poutine. Parmi ces citoyens, nombre d’entre eux, interrogés, doutent tout simplement de la réalité du conflit en Ukraine, pointant les supposés mensonges de ce qu’ils nomment les médias « mainstream ».

Parmi eux Marie, retraitée, dénonce l’implantation supposée de « laboratoires d’armes bactériologiques, heureusement détruits par Poutine », reprenant ainsi les arguments complotistes les plus fréquents. Marie met ensuite fin à l’interview, dénonçant paradoxalement le silence des médias à ses arguments.

Dans ce même groupe hétéroclite, Antonio, 20 ans, arbore fièrement un drapeau russe sur ses épaules. Pas du tout anti vaccin, il n’est là que pour “manifester son soutien à Vladimir Poutine”, expliquant sa vision : “il est indispensable de protéger les russophones du Donbass, le conflit n’est qu’une ultime solution à une répression d’une minorité ukrainienne”. Antonio cite même à l’appui de ses déclarations plusieurs journalistes pro russes, notamment Christelle Néant, voix pro-russe dans le Donbass, ou encore le journaliste Graham Phillips. 

Deux visions irréconciliables d’une seule réalité que Ivan, chercheur à l’Université de Tours depuis 5 ans, d’origine ukrainienne, regarde avec philosophie. Alors que le groupe de gilets jaunes et de pro-russes s’ébranle pour sa traditionnelle déambulation de l’après-midi, il regrette la polarisation de l’opinion, “quand on voit la chaîne Russia Today, ou encore les réseaux sociaux qui sont conçus pour n’apporter que de l’information qui va dans notre sens, je ne suis pas étonné qu’une part de la population française ait une fausse image du conflit”. Un vision faussée qui confirme l’adage de Rudyard Kipling “la première victime d’une guerre, c’est toujours la vérité”.

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