Le grand retour de Bruissements d’Elles, festival tourangeau au féminin

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Dès ce mercredi 2 mars on va pouvoir profiter de la programmation éclectique et multi-géographique de Bruissements d’Elles. L’événement reprend ses droits à ses dates habituelles après une édition 2020 tronquée par le premier confinement anti-Covid puis une année blanche en 2021 pour cause de fermeture des salles de spectacle. A quoi faut-il s’attendre ? Entretien avec Catherine Roussel, directrice de la programmation culturelle de Saint-Cyr-sur-Loire, l’une des communes partenaires de l’événement.

J’imagine qu’il y a de la joie à relancer Bruissements d’Elles ?

Beaucoup parce que c’est un événement qui existe depuis l’an 2000, créé au départ par les communes de Joué-lès-Tours et La Riche avant de s’étoffer. Aujourd’hui nous sommes à douze villes partenaires dont neuf de Tours Métropole avec toujours la même idée de valoriser la création artistique au féminin dans tous les domaines (théâtre, musique, danse, humour, peinture, cinéma, jeune public…). Et nouveauté cette année : on a piraté le Bateau Ivre de Tours (Rue Edouard Vaillant) pour lancer ce festival mercredi avec une soirée découverte.

Comment se passe l’élaboration de la programmation ?

Chaque commune reste libre dans le respect du cahier des charges c’est-à-dire des femmes au plateau et un message en lien avec la Femme en tant qu’artiste. En dehors de ça chaque ville fait sa programmation puis on se réunit pour caler les dates et mettre au point la communication. Cela nous permet aussi de mettre en place un site unique pour réserver les places du festival avec tous les spectacles au tarif réduit à partir du moment où l’on a acheté un billet plein tarif.

Une programmation qui mélange artistes locaux ou d’envergure nationale…

Cette année on a par exemple la compagnie Interligne, Möbius Band, Sylvie Boivin avec un spectacle sur Gisèle Halimi (figure du féminisme en France, connue notamment pour son engagement en faveur de l’avortement). J’ai aussi envie de parler de Chloé Lacan à l’Escale le 11 mars avec un très beau récit musical très personnel et intime. Elle raconte comment elle s’est construite avec Nina Simone pendant son adolescence. Je pense aussi au Syndrome du banc de touche que j’ai vu à Avignon et que j’avais beaucoup aimé. Il se joue à Joué-lès-Tours le 22 mars. Ça parle du football, un hommage à ceux qui sont sur le banc et ont aussi gagné la coupe du monde 98 mais n’ont pas pu être sur le terrain. Ça rend hommage à la persévérance avec un écho à une femme qui a eu du mal à percer dans le théâtre.

Et ce que vous disiez : ce sont toujours des spectacles à message.

Oui et d’ailleurs autre nouveauté les 5 et 6 mars il y aura le week-end Oé les Filles à Notre-Dame-d’Oé, vraiment un moment très militant sur la place des femmes dans la création. Il y aura des expositions, du théâtre, des dédicaces, des ateliers d’écriture pour le public, une table ronde sur qu’est-ce qu’être une femme dans le milieu de l’art et de la culture aujourd’hui… Tout ça donc à Oésia.

Est-ce que, au fil du temps, vous sentez une évolution sur l’importance que l’on donne aux femmes artistes ?

Depuis 20 ans il y a une place de plus en plus importante accordée à la création féminine. Avec Bruissements d’Elles nous ne sommes pas seuls, il y a beaucoup d’autres événements dans le même esprit mais il reste encore beaucoup à faire, par exemple dans la musique j’ai le sentiment que les grands artistes et musiciens de festival sont plus souvent des hommes. On manque également de femmes dans les postes de directions des salles culturelles.

Un degré en plus :

La programmation complète du festival est sur https://bruissementsdelles.fr/

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