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Le grand malaise du personnel hospitalier

Depuis plusieurs mois, le personnel hospitalier tire la sonnette d’alarme. Avec une grève reconductible, touchant près de 165 services selon les syndicats, le personnel hospitalier dénonce une casse du service public. En cause : les « fermetures de services », de « lits », mais aussi des conditions de travail de plus en plus compliquées et des salaires qui n’augmentent pas. Conséquence : les actions de contestations se multiplient : grèves dans les services, journées d’action nationale des services urgentistes, comme la semaine dernière, le 02 juillet, où à l’appel de l’intersyndicale, 95 services d’urgence en France se sont mis en grève, dont celui de Tours.

Sur cette question spécifique des urgences, le personnel gréviste voulait se faire entendre d’Agnès Buzyn, la Ministre de la Santé, qui malgré ses récentes déclarations, avait peiné à convaincre du bienfondé de son projet de loi. Pourtant celle-ci avait annoncé un plan de 70 millions d’euros avec des mesures immédiates dont une revalorisation de primes, suite aux différentes grèves constatées ces derniers mois. Insuffisant néanmoins.

Relire sur Info Tours : « CHU de Tours : les urgences dans la rue pour exprimer leurs malaises »

A Tours, le plan CHU 2026 inquiète également

A Tours, cette réforme de la Ministre de la Santé, se couple d’une deuxième inquiétude, celle liée au plan CHU 2026 qui peine à séduire également en interne. Ce plan qui vise à reconstruire entre autres l’Hôpital Trousseau et réorganiser les services, prévoit également une baisse du nombre de lit. Et les syndicats et une partie du personnel, d’y voir une crainte et le sacrifice de services sur l’autel de la rentabilité.

Que ce soit aux Urgences ou dans les autres services, le discours et toujours le même et traduit d’un profond malaise de la part de fonctionnaires hospitaliers qui tous témoignent de leur passion pour leur métier mais se disent à bout et inquiets pour leur avenir, mais surtout pour celui des patients.

Nous leur avons tendu notre micro lors de la dernière manifestation à Tours, le 02 juillet dernier :

A noter qu’il n’y a pas qu’à Tours que l’inquiétude grandit en Indre-et-Loire. Ce lundi, FO a ainsi alerté sur des ruptures potentielles cet été aux Urgences d’Amboise par manque de médecins urgentistes. De quoi entrainer selon le syndicat des inégalités territoriales en terme de soin.

Diaporama Sonore : Hugo Checinski

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